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25 Avr 2021
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Homélies dominicales et des jours importants

HOMELIE DU CINQUIEME DIMANCHE DE PAQUES – Père Michel Mankonga

Méditation de la 2e lecture de ce dimanche : 1e lettre de Jean 3,18-24.

En paix avec moi-même ?

Pas toujours facile… Il y a des moments où je m’en veux… de m’être énervé pour pas grand-chose, d’avoir raté un examen ou bâclé une tâche, de ne pas avoir réalisé tel voyage ou telle activité et de me dire : « maintenant c’est trop tard »… Il y a des moments où je ne suis pas fier de moi, quand je n’ai pas donné une piécette au mendiant qui tend sa sébile, quand je n’ai pas pris le temps de prendre des nouvelles de mes proches… Qui de nous n’a pas été traversé un jour ou l’autre par ces sentiments ? Pas facile de se réconcilier avec soi-même, d’être à la hauteur de ses rêves !

Et si on faisait confiance à un autre regard ?

« Si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur » (1e lettre de Jean 3,20). Le regard que Dieu pose sur moi, ce Dieu qui « connaît toutes choses » est plus vrai que l’appréciation que moi, j’ai de moi-même. Plutôt que nous juger nous-mêmes, laissons Dieu décider de notre valeur. Et cela en vaut la peine !

« Tu as du prix à mes yeux, tu as de la valeur et je t’aime », dit le Seigneur (Isaïe 43,4). Faire confiance à Dieu, c’est me découvrir plus grand et plus beau que ce que je peux imaginer de moi-même. C’est un chemin qui me fait grandir.

Croire en Dieu, c’est découvrir que Dieu croit en moi.

HOMELIE DU QUATRIEME DIMANCHE DE PAQUES – Père Michel Mankonga

Jésus énumère trois caractéristiques qui font de lui le bon pasteur par excellente, le modèle pour tous :
a) Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.  Cela signifie beaucoup plus qu’être prêt à mourir pour les défendre du loup. Donner sa vie, cela se fait comme l’explique si bien le bienheureux Pierre Claverie goutte à goutte : par un regard, un sourire, un travail, un service dans tout ce que fait que la vie qui m’habite soit partagée, donnée livrée. Donner sa vie pour ses brebis cela signifie que toute sa vie leur est consacrée, d’une façon purement désintéressée, par amour, et non en vue d’un profit, d’une récompense ou d’un salaire.  Celui qui n’aime pas ses brebis plus que sa propre vie n’est pas digne d’être un pasteur.
b) Il y a entre lui et ses brebis une relation personnelle.  Il les connaît individuellement et elles le connaissent. Il ne s’agit pas d’une relation de supérieur à inférieur, mais bien une relation d’amitié.  « Je ne vous appelle pas serviteur – dira-t-il un peu plus tard à ses disciples – car le serviteur n’est pas au courant de ce que fait son maître.  Je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. » (Jean 15,15).  Un pasteur, selon Jésus, n’est donc pas quelqu’un qui commande, qui organise, qui distribue les directives, mais quelqu’un qui établit une relation d’amitié.  Évidemment, pour qu’il y ait une vraie communauté chrétienne dans l’esprit de Jésus, il doit y avoir réciprocité, c’est-à-dire une véritable relation d’amitié, dans les deux sens.
c) La troisième caractéristique, est la création d’un « troupeau » dont personne ne se sentira exclu.  « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. »  Jésus affirme que toutes les brebis sont « siennes », même celles qui ne sont pas de son troupeau actuel : « J’ai… d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie…). En disant cela il va à l’encontre de l’exclusivisme, du particularisme et ce faisant il appelle tout pasteur à se sentir concerné par le bien être de l’humanité toute entière.
En ce dimanche, prions donc spécialement pour tous ceux qui, dans l’Église aussi bien que dans la société civile, ont un service pastoral.  Prions aussi pour l’unité de tous les disciples de Jésus et pour l’unité de la grande famille des nations.

HOMELIE DU TROISIEME DIMANCHE DE PAQUES – Père Michel Mankonga

Ce dimanche pourrait être appelé le “dimanche du témoignage”. En effet, le christ ressuscité invite se disciples à être ses témoins par le monde entier. Dans l’Évangile, alors même que les disciples qui revenaient d’Emmaüs étaient en train de raconter aux onze apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain, Jésus lui-même était là au milieu d’eux et il se fit reconnaître. Non ce n’est pas un esprit. Il est celui-là même qui a subi la Passion. Ses mains et ses pieds en gardent la trace. C’est bien le Crucifié qui est revenu à la vie. Il leur fait constater qu’il est vraiment ressuscité.
Cette rencontre extraordinaire a été un bouleversement pour les apôtres. Avec amour et patience, Jésus leur explique tout ce qui était écrit dans la loi de Moïse, les prophètes et les psaumes. Et c’est ce qu’il continue à faire le dimanche : quand nous nous rassemblons à l’église, il est là bien présent au milieu de nous. Il vient raviver notre foi ; il nous nourrit de sa Parole et de son Corps. Puis il nous envoie en mission pour témoigner de la foi qui nous anime. Ce qui nous est demandé, ce n’est pas de rester entre chrétiens à l’intérieur de l’Église. En effet, l’apparition du ressuscité à ses apôtres se termine par ces paroles : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. A vous d’en être les témoins. » Tout ce que le Christ demande à ses disciples c’est d’être ses témoins. Donc notre témoignage doit rejoindre tous les hommes, en particulier ceux qui sont dans les “périphéries”, ceux qui ne connaissent pas le Christ, ceux qui n’ont pas célébré Pâques. Pour cela, nous ne pouvons pas nous contenter de belles paroles. Jésus ne nous a pas envoyés pour cela. Le plus important c’est de tout faire pour que ces paroles se traduisent en actes dans nos vies. Il faut que nous soyons de plus en plus ajustés à cet amour qui est en Dieu. En y regardant de près, nous reconnaissons que nous sommes loin du compte. Mais le Seigneur n’a jamais cessé de nous aimer. S’il nous offre son pardon, c’est pour que nous puissions devenir de vrais témoins de la foi. Pour être de vrais messagers du Christ, nous avons besoin d’être complètement imprégnés et habités par sa présence. C’est SA lumière, SON amour que nous avons à communiquer au monde d’aujourd’hui. Si nous ne prenons pas le temps de l’accueillir dans notre vie, rien ne se passera. Nous serons comme le sel affadi qui n’est plus bon à rien.
C’est en ce sens que la première lecture de ce jour nous parle du discours-témoignage de Pierre après la guérison de l’infirme de naissance à la Porte du Temple. Alors que tout le monde avait les yeux fixés sur lui à cause du miracle qu’il venait d’opérer, Pierre s’adresse à la foule stupéfaite et explique que ce n’est pas par ses propres forces qu’il a pu opérer cette guérison. C’est Jésus, celui-là même que vous aviez livré ; vous aviez renié en présence de Pilate, qui était décidé à le relâcher, que vous aviez rejeté, ce Saint et ce Juste que vous avez renié tout en demandant qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier, LUI le chef des vivants que vous avez tué ; mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est lui qui est le principal acteur de cette guérison. Pierre ne rate pas cette occasion pour prêcher qu’il est témoin de sa résurrection. Pour terminer son discours, Pierre invite ses auditeurs à se convertir et à revenir à Dieu.
C’est aussi cet appel que nous adresse saint Jean dans la 2ème lecture : “Je vous écris pour que vous évitiez le péché.” C’est donc un appel à ne pas nous détourner de l’amour de Dieu et de nos frères. “Mais si l’un de vous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père, Jésus le Juste.” Jésus devient notre premier défenseur auprès du Père, notre premier avocat ; Voilà une bonne nouvelle de la plus haute importance. Il nous faut tout faire pour qu’elle soit proclamée partout dans le monde. Le Christ ressuscité n’a jamais cessé de vouloir ramener tous les hommes à Dieu.
L’Évangile de ce dimanche nous rappelle avec force qu’à l’instar des disciples d’Emmaüs, deux moments importants nous sont désormais offerts pour rencontrer le Christ :
1° L’écoute de la Parole : Lire les Écritures, prier les psaumes, prendre le temps d’approfondir sa foi, c’est entrer dans le plan de Dieu. C’est se préparer à recevoir le Christ. Profitons de cette chance qui nous est encore offerte de lire la Bible librement pour remplir notre cœur et notre vie de la joie de l’évangile en y découvrant le Christ qui vient toujours à notre rencontre quand nous lisons l’Ecriture. Notre cœur n’était-il pas tout brûlant tandis qu’ils nous entretenaient en chemin, s’étaient exclamés les disciples. Laissons notre cœur brûler à la flamme de l’amour qui jaillit des Ecritures.
2° La Fraction du Pain (C’est le nom qui était donné à l’Eucharistie). Profitons aussi de ce moment privilégié qui nous est offert pour recevoir dans nos mains, puis dans nos cœurs le Seigneur qui vient nous rassasier de toutes nos faims de justice, d’amour, de paix, de droiture. C’est là que nous puisons nos forces en vue de la mission que le Seigneur nous confie pour être ses témoins.
                                                                                                                             Amen !

Homélie du 2ème dimanche de Pâques 11/04/2021 – dimanche de la Divine Miséricorde – par le Pape François

Jésus ressuscité apparaît aux disciples plusieurs fois. Avec patience il console leurs cœurs découragés. Après sa résurrection, il opère ainsi la “résurrection des disciples”. Et eux, relevés par Jésus, changent de vie. Avant, de nombreuses paroles et de nombreux exemples du Seigneur n’avaient pas réussi à les transformer. Maintenant, à Pâques, il se passe quelque chose de nouveau. Et cela arrive dans le signe de la miséricorde. Jésus les relève avec la miséricorde – il les relève avec la miséricorde – et eux, bénéficiaires de la miséricorde, deviennent miséricordieux. C’est très difficile d’être miséricordieux si quelqu’un ne se rend pas compte qu’il est bénéficiaire de la miséricorde.

 

  1. Avant tout ils sont bénéficiaires de la miséricorde, à travers trois dons : d’abord Jésus leur offre la paix, puis l’Esprit, enfin ses plaies. En premier lieu il leur donne la paix. Ces disciples étaient angoissés. Ils s’étaient enfermés dans la maison par crainte, par peur d’être arrêtés et d’avoir la même fin que le Maître. Mais ils n’étaient pas enfermés seulement dans la maison, ils étaient aussi enfermés dans leurs remords. Ils avaient abandonné et renié Jésus. Ils se sentaient incapables, bons à rien, mauvais. Jésus arrive et répète deux fois : “Paix à vous !”. Il n’apporte pas une paix qui enlève les problèmes du dehors, mais une paix qui répand la confiance à l’intérieur. Pas une paix extérieure, mais la paix du cœur. Il dit : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie » (Jn 20, 21). C’est comme s’il avait dit : “Je vous envoie parce que je crois en vous”. Ces disciples découragés sont réconciliés avec eux- mêmes. La paix de Jésus les fait passer du remord à la mission. La paix de Jésus suscite en effet la mission. Ce n’est pas la tranquillité, ce n’est pas le confort, c’est sortir de soi. La paix de Jésus libère des fermetures qui paralysent, rompt les chaînes qui retiennent le cœur Et les

disciples se sentent bénéficiaires de la miséricorde : ils sentent que Dieu ne les condamne pas, ne les humilie pas, mais croit en eux. Oui, il croit en nous plus que nous croyons en nous-mêmes. “Il nous aime plus que nous nous aimons” (cf. S.J.H. Newman, Meditations and devotions, III,12,2).

Pour Dieu, personne n’est mauvais, personne n’est inutile, personne n’est exclu. Jésus aujourd’hui répète encore : “Paix à toi, qui es précieux à mes yeux. Paix à toi, qui es important pour moi. Paix à toi, qui as une mission. Personne ne peut l’effectuer à ta place. Tu es irremplaçable. Et je crois en toi”.

 

Deuxièmement, Jésus fait miséricorde aux disciples en leur offrant l’Esprit Saint. Il le donne pour la rémission des péchés (cf. vv : 22-23). Les disciples étaient coupables, ils avaient fui en abandonnant le Maître. Et le péché tourmente, le mal a son prix. Notre péché, dit le Psaume (cf. 51, 5), est toujours devant nous. Seuls nous ne pouvons pas l’effacer. Seul Dieu l’élimine, seul, avec sa miséricorde, il nous fait sortir de nos misères les plus profondes. Comme ces disciples, nous avons besoin de nous laisser pardonner, de dire de tout cœur : “Pardon Seigneur”. Ouvrir notre cœur pour nous laisser pardonner. Le pardon dans l’Esprit Saint est le don pascal pour renaître à l’intérieur. Demandons la grâce de l’accueillir, d’embrasser le Sacrement du pardon. Et de comprendre qu’au centre de la Confession ce n’est pas nous avec nos péchés, mais Dieu avec sa miséricorde. Nous ne nous confessons pas pour nous décourager, mais pour nous faire relever. Nous en avons tant besoin, tous. Nous en avons besoin comme les petits enfants, toutes les fois qu’ils tombent, ils ont besoin d’être relevés par le papa. Nous aussi, nous tombons souvent. Et la main du Père est prête à nous remettre debout et à nous faire aller de l’avant. Cette main sûre et fiable est la Confession. Elle est le Sacrement qui nous relève, qui ne nous laisse pas par terre à pleurer sur le sol dur de nos chutes. Elle est le Sacrement de la résurrection, elle est pure miséricorde. Et celui qui reçoit les Confessions doit faire sentir la douceur de la miséricorde. Et c’est cela le chemin de ceux qui reçoivent les confessions des gens : faire sentir la douceur de la miséricorde de Jésus qui pardonne tout. Dieu pardonne tout.

 

Après la paix qui réhabilite et le pardon qui relève, voici le troisième don avec lequel Jésus fait miséricorde aux disciples : il leur offre ses blessures. Par ces blessures nous sommes guéris (cf. 1 P 2, 24 ; Is 53, 5). Mais comment une blessure peut-elle nous guérir ? Avec la miséricorde. Dans ces plaies, comme Thomas, nous touchons du doigt le fait que Dieu nous aime jusqu’au bout, qu’il a fait siennes nos blessures, qu’il a porté dans son corps nos fragilités. Les plaies sont des canaux ouverts entre lui et nous, qui reversent sa miséricorde sur nos misères. Les plaies sont les voies que Dieu nous a grandes ouvertes pour que nous entrions dans sa tendresse et que nous touchions du doigt qui il est. Et que nous ne doutions plus de sa miséricorde. En adorant, en embrassant ses plaies nous découvrons que chacune de nos faiblesses est accueillie dans sa tendresse. Cela arrive dans chaque Messe, où Jésus nous offre son Corps blessé et ressuscité : nous le touchons et il touche nos vies. Et il fait descendre le Ciel en nous. Ses plaies lumineuses percent les ténèbres que, nous, nous portons à l’intérieur. Et nous, comme Thomas, nous trouvons Dieu, nous le découvrons intime et proche, et émus nous lui disons : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 28). Et tout naît d’ici, de la grâce d’être bénéficiaires de la miséricorde. A

 

partir d’ici commence le cheminement chrétien. Si au contraire nous nous basons sur nos capacités, sur l’efficacité de nos structures et de nos projets, nous n’irons pas loin. Seulement si nous accueillons l’amour de Dieu nous pourrons donner quelque chose de nouveau au monde.

 

  1. Ainsi ont fait les disciples : bénéficiaires de la miséricorde, ils sont devenus miséricordieux. Nous le voyons dans la première Lecture. Les Actes des Apôtres racontent que « personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun » (4, 32). Ce n’est pas du communisme, c’est du christianisme à l’état pur. Et c’est d’autant plus surprenant si nous pensons que ces mêmes disciples peu avant s’étaient disputés sur les récompenses et les honneurs, sur celui qui était le plus grand parmi eux (cf. Mc 10, 37 ; Lc 22, 24). Maintenant ils partagent tout, ils ont « un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32). Comment ont-ils fait pour changer ainsi ? Ils ont vu dans l’autre la même miséricorde qui a transformé leur vie. Ils ont découvert d’avoir en commun la mission, d’avoir en commun le pardon et le Corps de Jésus : partager les biens terrestres a semblé une conséquence Le texte dit ensuite qu’« aucun d’entre eux n’était dans l’indigence » (v. 34). Leurs craintes s’étaient dissoutes en touchant les plaies du Seigneur, maintenant ils n’ont pas peur de soigner les plaies des nécessiteux. Parce qu’ils y voient Jésus. Parce que là il y a Jésus, dans les plaies des nécessiteux.

Sœur, frère, tu veux une preuve que Dieu a touché ta vie ? Vérifie si tu te penches sur les blessures des autres. Aujourd’hui c’est le jour où nous nous demandons : “Moi, qui tant de fois ai reçu la paix de Dieu, qui tant de fois ai reçu son pardon et sa miséricorde, suis-je miséricordieux avec les autres ? Moi, qui si souvent me suis nourri du Corps de Jésus, est-ce que je fais quelque chose pour nourrir celui qui est pauvre ?”. Ne restons pas indifférents. Ne vivons pas une foi à moitié, qui reçoit mais ne donne pas, qui accueille le don mais ne se fait pas don. Nous avons été touchés par la miséricorde, devenons miséricordieux. Parce que si l’amour finit avec nous-mêmes, la foi se dessèche dans un intimisme stérile. Sans les autres elle devient désincarnée. Sans les œuvres de miséricorde elle meurt (cf. Jc 2, 17). Frères, sœurs, laissons-nous ressusciter par la paix, par le pardon et par les plaies de Jésus miséricordieux. Et demandons la grâce de devenir témoins de miséricorde. Seulement ainsi la foi sera vivante. Et la vie sera unifiée. Seulement ainsi nous annoncerons l’Évangile de Dieu, qui est Évangile de miséricorde.

Homélie du vendredi Saint 2021 – Diacre Jean-Baptiste Hibon

Quel cinéma !

Ne trouvez-vous pas que le scénario de la passion selon St Jean est génial ?

Bien écrit, bonne intrigue avec un casting formidable. Nous pourrions croire à une grande production !

Il y a des bons, des brutes et des truands ! Haine et amour … un complot ! Un final pour une histoire dramatique, écrite par quatre scénaristes géniaux !

Mais voilà, il y a un petit problème ! … C’est que ce n’est pas une fiction ! C’est la réalité !

JESUS EST MORT !

Nous ne commémorons pas la mort de Jésus, il y a 21 siècles mais Jésus est mort, aujourd’hui !

Il est mort pour nous. Qu’est-ce à dire exactement ? Quelquefois c’est vague, trop global.

Essayons de personnaliser cet événement.

Je vous propose de regarder la mort de Jésus à l’aune des 7 péchés capitaux car premièrement, Jésus est mort pour nous sauver du péché et deuxièmement, nous avons les nôtres, souvent les mêmes car nous manquons d’innovation dans ce domaine et heureusement !

Je vous donne un moyen mnémotechnique pour vous souvenir de ce que nous avons tendance à oublier.

A.C.E.G –  L.O.P

Dans nos Avarices, tout avoir, tout garder ; Jésus nous attend !

Dans nos Colères, et il y a matière, en ce moment, en voyant l’état du monde, eh bien Jésus est là !

Dans nos Envies, surtout désirs mimétiques, vouloir ce que l’autre a : Jésus est là !

Dans nos Gourmandises, et c’est tellement bon ! Dieu vient nous chercher.

Dans nos Luxures, ces plaisirs si inavouables, Jésus est encore là !

Dans nos Orgueils, vouloir avoir toujours raison, Jésus est toujours là !

Dans nos Paresses, Jésus reste là !

En fait, Jésus est là partout, dans chaque recoin de nos vies, les plus sombres, il est mort. Non pas pour nous dire, vas-y mon petit, continue dans cette voie mais pour nous attirer à la vérité, à reconnaître qu’un autre chemin est possible. Alors si Jésus est partout même dans la mort, de quoi avons-nous peur ? De la vérité ?

Mais qu’est-ce que la vérité ? Dialogue formidable entre Pilate et Jésus.

Eh bien cette vérité, mes frères est que c’est par la croix que la Joie est entrée dans le monde. Joie profonde d’être membres d’un royaume qui n’est pas de ce monde, dans la mesure où nous recevons tout de la vie de notre cher Jésus.

D’ailleurs au début de cet office, les célébrant, se prosternent, s’allongent devant l’autel. C’est un symbole fort, surprenant, réactivation de ce que nous avons fait à notre ordination. La prostration est le signe de l’anéantissement total, la kénose où seul un plus grand que l’homme peut le relever !

Telle est la foi chrétienne :

Mort où est ta victoire ?

Homélie du jeudi saint – 01 avril 2021 – Père Michel Mankonga

Dans l’évangile d’aujourd’hui, Dieu se met à genoux pour nous offrir le salut. Le laisserons-nous nous combler de sa tendresse ?
Jésus se mit à laver les pieds des disciples. Il s’agit d’un geste qui était réservé aux esclaves. Au temps de Jésus, on marchait pieds nus ou en sandales. La chaleur et la poussière nécessitaient que les pieds soient lavés. C’est à l’esclave qu’il revenait de laver les pieds du maître et de ses hôtes.
Dans ce geste de service humble, pour ne pas dire humiliant, nous contemplons le Christ qui, à l’heure pour lui de passer de ce monde à son Père, aima les siens jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’au don de sa vie : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). L’ombre de la croix, chemin mystérieux de notre rédemption, se profile. L’ombre de la croix où l’amour du Dieu se manifeste est signifiée dans cet abaissement du Christ qui se met à genoux pour laver les pieds de ses disciples. L’ombre de la croix où la gloire de Dieu s’exprime de manière déroutante est anticipée dans cet humble service. La croix c’est le lieu où le Christ grand prêtre s’offre en victime sur l’autel du bois du supplice et nous rachète de l’esclavage du péché. Il expira d’une telle manière qu’un centurion païen déclarera : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ».
« Par un acte symbolique, – le lavement des pieds – Jésus manifeste l’ensemble de son service salvifique. Il se dépouille de sa splendeur divine. Il s’agenouille, pour ainsi dire, devant nous, il lave et sèche nos pieds sales pour nous rendre capables de participer au banquet nuptial de Dieu » comme Benoît 16 l’a dit une fois. ( Joseph Ratzinger (Benoît XVI), Jésus de Nazareth, De l’entrée à Jérusalem à la Résurrection, Éditions du Rocher, 2011, p.77.)
Cette réalité sublime et déroutante, saint Paul la rappelle dans son grand hymne christologique de sa lettre aux Philippiens : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père » (Ph. 2, 5-11).
Dieu se met à genoux comme pour nous supplier de nous laisser sauver par Lui. Il livre son corps et verse son sang pour nous, pour la multitude en rémission des péchés.
Mais le geste de Jésus a aussi une dimension morale. Il est une invitation au service. « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. » Autrement dit, il nous rappelle le commandement de l’amour : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ».
Nous pourrions demander deux grandes grâces au Seigneur : celle d’aimer et celle de se laisser aimer. Celle de servir et celle de se laisser servir. Il se met à genoux devant nous. Le laisserons-nous nous combler de sa tendresse ? Il nous donne l’exemple du service. Emprunterons-nous un chemin d’humilité similaire au sien pour servir nos frères et se laisser servir ?
Retenons que le vrai amour, en actes et en vérité, nous fait passer de la mort à la vie. I Jean 3. Amen.

 

Homélie du dimanche des Rameaux  – Père Michel

«Ayant aimé les siens, il les aima jusqu’au bout»

 Autour de Jésus s’est développée une animosité qui est devenue graduellement de la violence aveugle, de plus en plus communicative. D’abord la haine des membres du sanhédrin, composé de pharisiens et de Sadducéens. Elle s’étend ensuite à tout le peuple qui finit par crier d’une seule voix à Pilate : «Crucifie-le».
Le Seigneur est accusé dans deux procès différents: un procès «religieux», devant les grands prêtres et devant les 70 membres du Sanhédrin… et un procès «politique», devant Pilate, représentant de l’empire romain. Au cours de ces deux procès, son identité véritable nous est révélée.
Jésus – le maître de la riposte qui jamais n’a perdu un argument face à ses adversaires – n’a parlé brièvement que trois fois au cours de ces deux procès. Son silence est impressionnant en raison même des questions qu’on lui pose. Devant le Grand Prêtre, il affirme être le Messie, le Fils de l’Homme. Face à Pilate, il reconnait être le Roi des Juifs, mais pas comme les rois de ce monde. Sur la croix, il reprend la plainte du Serviteur souffrant du prophète Isaïe : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?»
S. Marc met l’accent sur les éléments humains les plus dramatiques de la condamnation de Jésus. Au jardin de Gethsémani, il est «triste à mourir», il commence à sentir l’angoisse et la peur, il implore le Père de lui éviter cette mort tragique. Il ne trouve personne pour le consoler (ses trois amis les plus proches se sont endormis). Il est trahi, renié et tous les disciples l’abandonnent. Un assassin, Barrabas, est relâché à sa place, on se moque de lui et on le couvre de blessures. Sur le calvaire, au milieu des souffrances atroces de la crucifixion, on lui lance des insultes. Seules quelques femmes de ses amies observent de loin. À la fin, le Christ a l’impression que Dieu lui-même l’a abandonné. Sur la croix, toutes les douleurs, toutes les larmes, toutes les angoisses de nos vies sont réunies et Dieu est solidaire de toutes les souffrances qui étouffent notre monde.
Les trois autres évangélistes soulignent beaucoup moins cet aspect dramatique de la passion. Marc croit profondément dans l’incarnation de Dieu qui est devenu l’un de nous, avec tout ce que la vie apporte d’angoisses et de misère. Le Christ crucifié s’identifie à toutes nos souffrances et aux souffrances de ceux et celles qui meurent à cause des famines, des discriminations, des guerres, des tortures, des génocides.
Comme vous avez remarqué, les lectures de ce dimanche nous présentent deux processions. La première conduit Jésus dans la ville de Jérusalem où il est accueilli avec enthousiasme (procession des rameaux). L’autre l’entraîne hors de la cité, condamné à la mort la plus atroce imaginée par les hommes. Dans la liturgie des rameaux, il est acclamé comme «Fils de David… qui vient au nom du Seigneur». Dans la procession de la passion, la foule lance des cris de haine envers celui qui est condamné à mort, malgré le fait qu’il «ait passé sa vie à faire du bien». Dans la première procession, les gens étendent leurs vêtements sur la route pour lui rendre hommage, dans la seconde on lui enlève ses vêtements et on le couvre de blessures, de ridicule et d’injures. C’est la dualité de la réponse que l’on donne à Dieu à travers l’histoire… Parfois, nous lui permettons d’entrer chez-nous et parfois nous le rejetons violemment hors de nos vies.
Pour Marc, le véritable sens de la «Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu» est révélé sur la croix. L’expression qui sort des lèvres du centurion romain est la synthèse de sa théologie : «Vraiment, cet homme est le Fils de Dieu». Le «secret messianique» de saint Marc est alors dévoilé et Jésus dit enfin qui il est. Pendant toute sa vie publique, il avait demandé aux gens de garder le silence sur son identité, car on ne pouvait vraiment «comprendre» Dieu qu’en regardant la croix : il est «fils», il est «roi», mais pas comme les hommes se l’imaginent… Il est tout amour, il est l’amour absolu, qui meurt pour «les autres»… Ce roi est le serviteur sans privilège et sans  domination, qui «est venu pour servir et non pour être servi».
Chez saint Marc, c’est la façon dont Jésus donne sa vie qui déclenche l’admiration du centurion : … ayant vu qu’il avait ainsi expiré… (Mc 15, 39). Pour ce rude militaire, c’est précisément parce que Jésus est allé jusqu’au bout de son amour, jusqu’à la mort sur la croix qu’il se révèle vraiment comme Fils de Dieu. La toute-puissance de Jésus est la faiblesse de son amour : «Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout».

Homélie du cinquième dimanche de Carême – Père Michel

Je veux voir Dieu !
« Nous voudrions voir Jésus. » Telle est la demande formulée par quelques Grecs, sympathisants du judaïsme, à Philippe, l’un des douze. Il est très probable, en passant, que le choix de Philippe comme intermédiaire tient au fait, comme son nom de consonance grecque l’indique et comme le suggère aussi son origine galiléenne, qu’il maîtrisait un tant soit peu la langue de Platon et d’Aristote. Cette demande et l’origine païenne de ceux qui la pose interpellent encore aujourd’hui. Elles convoquent notre foi à un double titre. D’abord, par la façon dont Dieu se donne à contempler. Dans la foi, comment pouvons-nous voir Jésus, ici et maintenant ? Ensuite, par l’universalisme du salut en Jésus Christ signifié par l’attirance des nations dites « païennes »  ou « grecques », selon le langage de l’antiquité, par le Christ et la Bonne Nouvelle.
Saint Irénée de Lyon écrivait au 2ème siècle : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant ; la gloire de l’homme, c’est la vision de Dieu ». Voir Dieu, se laisser remplir de bonheur par la vision de sa Beauté, telle est sans doute l’une des aspirations les plus profonde du cœur humain. Se laisser remplir par la Beauté inouïe d’un Dieu dont l’être est « Amour ».  Amour et Beauté se conjuguent, l’amour donnant de l’éclat à celui qui aime et suscitant la détente des traits de celui qui est aimé. Il me semble que nous pouvons voir la présence de Dieu dans la beauté : celle d’un paysage, d’une œuvre d’art mais aussi dans l’éclat divin du regard d’une personne qui aime. Le visage du Christ, discernable en tout être humain, en particulier dans ceux qui souffrent, est visible aussi dans la lumière qui se dégage d’un être humain qui donne, se donne, aime sincèrement, authentiquement. Il me semble déceler sur le visage d’une Mère Térésa ou encore un portait de saint Vincent de Paul, l’éclat de la beauté divine. Paradoxalement, le visage tuméfié du Christ en croix est profondément beau car il exprime jusqu’où va son amour pour chacun. Cet amour retentit d’une manière particulière lorsqu’il déclare : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Jésus, dans l’Évangile de ce jour, dit explicitement : l’Heure est venue, le moment favorable où s’accomplit le salut est arrivé. Le grain de blé tombé en terre va mourir et donner beaucoup de fruit. La croix et la résurrection se profilent dans les paroles du Christ. L’intervention des Grecs signifie déjà que le salut en Jésus-Christ est pour tous, c’est-à-dire pour tous ceux qui sont disposés à l’accueillir. Il n’est pas réservé à une élite quelconque. Les bras de Dieu sont ouverts pour tous, aux dimensions de tous les peuples de la terre d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Seigneur, fais-nous grandir sur le chemin de l’amour et dispose les cœurs de tous à accueillir ton amour : que pas un ne se perde !
Amen
Bon dimanche à tous.

Homélie du 4ème dimanche du carême B – Père Michel

Il y a un mot qui revient souvent dans l’évangile c’est le mot l umière. La première chose que l’évangile nous dit de la lumière c’est qu’elle est venue dans le monde. A propos de la lumière qui est venue dans le monde, je me souviens d’un baptême célébré le jour de Noël et du geste posé lors de cette célébration. Je vous le montre.
Pour permettre au parrain d’allumer le cierge de son filleul à la flamme du Cierge pascal, j’ai pris le Cierge pascal pour le mettre à terre ce qui a permis au parrain d’allumer le cierge de baptême de son filleul.
C’est après avoir fait ce geste que je me suis dit au fond c’est cela Noël : c’est la lumière de Dieu qui, en Jésus, est venue jusqu’à nous pour s’offrir et se rendre accessible à notre humanité. Sans cette venue de Jésus en notre monde, la lumière de Dieu serait restée inaccessible.
Cette lumière de Dieu venue dans notre monde ne s’impose pas à nous mais elle nous met devant un choix : allons-nous venir à la lumière ou préférons-nous rester dans les ténèbres ?
L’évangile de ce dimanche qui nous parle de la lumière venue dans le monde nous prépare, comme chaque évangile du Carême, au renouvellement de notre baptême que nous ferons lors de la fête de Pâques. Le baptême est en effet le sacrement par lequel nous venons à la lumière. Dans l’antiquité chrétienne on appelait couramment le baptême « illumination » parce qu’il est lumière éclatante. C’est Clément d’Alexandrie qui, au III siècle, dit ceci :
« Le baptême est illumination, par laquelle nous contemplons la sainte lumière du salut, c’est-à-dire par laquelle nous pouvons voir Dieu… Purifiés par le baptême, nous courons vers la lumière éternelle comme des enfants vers leur père… »
Saint Augustin presse les catéchumènes de se hâter de courir au bain du baptême, s’ils cherchent la lumière.
Si lors de la veillée pascale ce ne sont pas seulement les nouveaux baptisés qui tiendront dans leurs mains un cierge allumé mais tous les baptisés c’est bien pour nous dire que ce don de la lumière qui nous est fait au baptême c’est un don à accueillir chaque jour.
Si le don de la lumière nous est fait au baptême ce n’est pas seulement pour que la lumière de la Résurrection, qui dissipe les ténèbres de la mort, puisse éclairer nos nuits mais c’est aussi pour que nous apportions la lumière dans l’obscurité de ce monde, et la chaleur là où il fait froid et là où menace l’insensibilité.
Il est frappant de constater que là où la mort a frappé que ce soit suite à un accident, un attentat le premier réflexe chez beaucoup de personnes, quelles que soient d’ailleurs leurs convictions philosophiques ou religieuses, c’est d’apporter de la lumière sur le lieu même du drame.
Prenons le temps de contempler ce geste qui consiste à apporter de la lumière dans les lieux de ténèbres et demandons-nous chacun à qui au cours de cette semaine, je vais apporter de la lumière. Car si nous sommes venus à la lumière en venant participer à l’eucharistie c’est pour que, habités par cette lumière reçue, nous la portions à ceux qui en ont besoin.

Homélie du 2ème dimanche du carême B – Père Michel Mankonga

L’évangile de ce deuxième dimanche de Carême attire notre attention sur l’importance du regard. Les Pères orientaux, dans leurs commentaires sur la Transfiguration, disent qu’en fait ce n’est pas Jésus qui a changé, mais le « regard » des apôtres qui, illuminés par l’Esprit saint, ont pu entrevoir la véritable identité de Jésus.
Seuls les yeux de la foi, éclairés par l’Esprit saint, peuvent entrevoir, dans l’humanité de Jésus, la présence de Dieu. Et ce n’est pas un simple détail si c’est sur une haute montagne que les disciples perçoivent en profondeur qui est Jésus.
Cette haute montagne c’est le symbole de tout ce qui nous permet de prendre de la hauteur par rapport à notre vie quotidienne et aux personnes que nous côtoyons, c’est le symbole de « tout lieu de prière », qui est une école du regard. C’est en effet en priant à l’écart, loin de toute agitation, que nous apprenons à « regarder » toutes choses dans la lumière de Pâques, à discerner la présence de Dieu dans l’épaisseur du quotidien et en tout visage d’homme, même défiguré par le mal.
En écoutant cet évangile, je me suis demandé pourquoi Pierre, Jacques et Jean sont les seuls disciples à être emmenés par Jésus à l’écart sur une haute montagne. S’agit-il d’un favoritisme ? Peut-être que les autres avaient également été invités par Jésus mais pour de multiples raisons, ils ont préféré décliner l’invitation.
Nous aussi, nous avons tous été invités par Jésus, dès le début du Carême à nous rendre à l’écart sur une haute montagne lorsqu’il nous a dit dans l’évangile du mercredi des cendres : « Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret »
La prière à l’écart, sur une haute montagne nous donne de voir comment Dieu, notre Père est présent dans les évènements de notre vie. Même dans les plus épaisses ténèbres, elle nous fait apercevoir la main de Dieu. C’est ainsi que nous pouvons dire comme le psalmiste : ta main me conduit…
Il y a quelques jours, un membre l’équipe baptême de notre paroisse et moi, nous nous sommes rendus au domicile de parents pour préparer le baptême de leur enfant. Cette rencontre, nous l’avons vécue comme si nous étions à l’écart sur une haute montagne.
En effet, nous avons été très touchés par le regard illuminé par la foi, l’espérance et l’amour de ces parents sur leur enfant qui est né différent.
Tout en nous partageant les souffrances et les difficultés rencontrées à la naissance de leur enfant, ces parents nous ont témoigné, à la lumière d’un psaume qui dit à Dieu « étonnantes sont tes œuvres » qu’ils accueillent leur enfant comme une des œuvres de Dieu.
A la suite de Pierre, Jacques et Jean, répondons, nous-aussi, à cet appel de Jésus à venir à l’écart sur cette haute montage que peut être un espace de prière aménagé dans notre maison, notre église paroissiale ouverte tous les matins jusqu’à midi ou tout autre lieu. Nous pourrons ainsi prendre de la hauteur sur ce que nous vivons pour y percevoir, même dans nos difficultés, la présence de Dieu.
Ce temps que nous prenons, sur invitation de Jésus, pour prendre de la hauteur n’est pas une fuite des réalités de ce monde, mais un approfondissement du temps présent, la découverte de la dimension cachée, intérieure, des êtres et des choses et une école du regard. Bon dimanche à tous.

 

Homélie du 6ème dimanche de l’année B du temps ordinaire – 14 févr.-21

Par le diacre Jean-Baptiste Hibon

 

Frères et sœurs, quelle extraordinaire actualité, ces textes que l’église nous donne ce dimanche. Permettez-moi de rapprocher ces deux maladies, la lèpre et le Covid19.  Je ne veux pas les comparer en termes de dangerosité mais en termes d’attitudes vis-à-vis d’elles.

A la fin de la première lecture, n’avez-vous pas l’impression d’entendre une des conférences de presse gouvernementales de ces dernières semaines ?

 « ll se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres,
et il criera : “Impur ! Impur !”
Tant qu’il gardera cette tache, il sera vraiment impur.
C’est pourquoi il habitera à l’écart,
son habitation sera hors du camp. »

Le masque et bientôt le vaccin serviront-ils de sésames pour retrouver la pureté ? Le mal dit toujours quelque chose à travers les attaques qu’il opère en s’en prenant à la personne humaine.

Le problème est qu’en voulant éradiquer une maladie nous risquons de l’assimiler à la personne et d’exclure cette dernière. D’ailleurs la lèpre reste toujours présente et nous n’avons pas de vaccin contre cette maladie dramatique.

Dans l’évangile ce lépreux a une des prières les plus justes de la Bible. « Si tu le veux, tu peux me purifier »

Tellement souvent nos prières s’apparentent à des demandes si insistantes que Dieu a intérêt à les exaucer s’il ne veut pas que nous nous détournions de lui ! Mais là… ! Quelle foi !  Je sais ce que je veux mais si Dieu ne le veut pas car ne trouvant pas ma demande ajustée à ce qui est le meilleur  pour moi, il ne le fera pas !

« Si tu le veux, tu peux me purifier » Un père ne peut que craquer en entendant cela et guérir cet homme de sa maladie honteuse.

« Attention, ne dis rien à personne » Bizarre… ! Parfois, Jésus guérit des personnes avant de les avoir vues, comme la femme hémorroïsse qui touche uniquement la frange son vêtement. Il y a une autorité naturelle chez Jésus qui ne peut que guérir, il ne sait que guérir, jamais blesser, mais toujours au moment le plus opportun, pour chacun.

Cette mise en garde ressemble plutôt à une invitation à l’intériorisation de la guérison. Pensez-vous ! L’homme est tellement heureux de sa réhabilitation dans la communauté humaine qu’il ne peut se taire ; d’autant plus avec une formulation négative « ne dis rien » … la transgression est d’autant plus succulente !

Aussi, nous pouvons voir dans cette mise en garde comme la demande de Jésus de ne pas révéler à tout le monde sa propre transgression de la Loi. En effet, celui qui approchait de quelque manière que ce soit « l’impur » se rendait impur. Or Jésus ose toucher l’impureté la plus extrême pour la sauver. Inclure ce qui était exclu depuis toujours, sauver ce qui était perdu. Mais étape après étape, sans scandaliser trop rapidement la culture dans laquelle il évolue. Cependant sa volonté de guérir ses contemporains est la plus forte.

Chaque personne a besoin de ce contact physique, pour être purifiée. Les gestes de distanciation aujourd’hui empêchent le contact physique entre nous, mais la communion et tous les sacrements demeurent seuls comme gestes charnels reçus en dehors du domicile. Dans cette Eucharistie, c’est ce même Jésus que nous allons recevoir. Par ce contact physique, Jésus venant renouveler notre vie, notre intimité, peut nous purifier.

Le voulons-nous ?

 

Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire –  Père Michel

Jésus est sorti pour proclamer l’Évangile. Autrement dit, il est venu d’auprès du Père visiter l’humanité blessée et inquiète, en proie à la fièvre des conséquences du péché, qui tremble et se demande où est Dieu. C’est le cri de Job et de tous les Job de la terre qui émeut jusqu’aux entrailles le cœur de Dieu : « Souviens-toi Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur » !
Au cours de son pèlerinage terrestre, le Christ proclame la venue du Règne de Dieu et accompagne sa prédication de signes qui authentifient sa mission, qui accréditent qu’il est bien l’envoyé du Père. Toutefois, ces signes de libération et de guérison, s’ils sont suffisants pour emporter l’adhésion à Jésus-Christ Fils de Dieu, sont également suffisamment modestes pour ne pas contraindre la liberté de l’être humain à mettre sa foi en Lui. Dieu est infiniment respectueux de ceux à qui Il s’adresse. Il frappe à la porte du cœur mais ne la force jamais.
Parmi les signes qui nous sont rapportés par l’évangéliste Marc, il y a la guérison de la belle-mère de Simon-Pierre. Celle-ci a lieu dans le logis familial, à Capharnaüm. Saint Marc relate : « Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait ». On remarque d’abord le toucher : il lui prend la main. La main de Dieu prend la main de la belle-mère de Simon, et à travers elle, Dieu prend la main de l’être humain, de chaque être humain. À chaque eucharistie, nous recevons dans notre main le corps du Christ. Quelle humilité de Dieu ! Mais ce faisant, n’est-ce pas aussi Dieu qui nous prend par la main et de la sorte calme la fièvre de nos inquiétudes ?  Je crois bien que oui … La main rassurante du Dieu tout puissant d’amour saisit la nôtre !
 La fièvre est marque du péché dans la tradition biblique. Jésus délivre du péché et guérit de la fièvre qu’il provoque. Et lorsque Marc écrit que le Christ fit « lever » la belle-mère de Simon, il use du même verbe en grec pour signifier que Jésus est « ressuscité ». Ce détail n’est pas innocent. L’événement de la guérison de la belle-mère de Simon est une préfiguration de la victoire pascale et une annonce du Règne définitif de Dieu en réponse au cri de Job et de tous les Job de la terre. Le livre de l’Apocalypse nous en donne une description émouvante et merveilleuse, de nature à conforter notre espérance : « Alors j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle (…) Il essuiera toutes larmes de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé » (Ap. 21, 1.4).
Bon dimanche

 

DIMANCHE 17 JANVIER 2021 – HOMELIE DU CURE

Chers paroissiens et chers amis,

Avec la fin du cycle de Noël, amorcé au premier dimanche de l’Avent et bouclé à la solennité du baptême du Seigneur, nous voici au deuxième dimanche du temps ordinaire. Ce qui est ordinaire n’est guère synonyme de banalité. Saint Jean-Paul II affirmait constamment que « la sainteté ne consiste pas à accomplir des œuvres exceptionnelles, mais à vivre de façon extraordinaire des choses ordinaires ». L’Église veut que nous fassions de notre vie ordinaire un temps privilégié pour faire des rencontres de qualité avec Jésus et avec le prochain. C’est dans la quotidienneté de notre existence que pareilles rencontres sont possibles. En ce sens, tout ce qui nous paraît ordinaire (événement, lecture, prière, messe, visite, rencontres fortuites, accueil, dialogue…) devrait être intensément vécu. Dans l’évangile du jour, Jésus demande à deux disciples de Jean-Baptiste qui le suivent : « Que cherchez-vous ? ». C’est à chacun de nous que s’adresse également cette parole d’Évangile. Jésus nous pose directement la même question : « Que cherches-tu ? Cette question nous pousse dans nos derniers retranchements. C’est à chacun de discerner le sens de son cheminement : « Quel est mon désir ? Quelle est mon attente ? »  Mais bien souvent, nous avons du mal à cerner l’aspiration réelle en nous et nous cherchons désespérément ce que notre cœur possède déjà. En effet, dans la deuxième lecture de ce jour, Saint Paul nous rappelle que Dieu habite déjà en nous puisque nous sommes le temple de l’Esprit Saint, qui est en nous et que nous avons reçu de Dieu. Il nous suffit de rentrer dans notre for intérieur pour le rencontrer. Car c’est dans ce sanctuaire intérieur que Dieu nous parle à cœur ouvert. Dès lors, à l’instar de Samuel, disons-lui : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute ».

DIMANCHE 03 JANVIER 2021 – HOMELIE EN LA FETE DE L’EPIPHANIE

La fête de l’Épiphanie célèbre la manifestation de Dieu au monde ! L’Évangile nous propose un récit assez saisissant : « Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : ‘Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui.’ » (Mt 2:1-2). En effet, les mages venus d’Orient vont à la recherche de cet enfant-roi qui vient de naître. Ils se sont mis en marche tout simplement parce qu’une nouvelle étoile s’est levée. Soudainement, cette étoile avait disparu.
 De tout temps, nombreux sont ceux qui se lancent à la recherche d’un idéal qui donne du sens à la vie. Dans cette quête, personne n’ignore que les points d’ombre seront nombreux sur la route ! Un chemin semé d’embûches où l’obscurité bouche souvent la vue. De même, dans tout parcours de foi, aucun chemin spirituel n’est entièrement lumineux. Il y aura des moments de ferveur mais aussi de doute ! Des instants de grâce et aussi de découragement…Heureusement que les mages ne se sont pas découragés. Ne voyant plus l’étoile qui les guidait, ils font un détour à Jérusalem pour se renseigner auprès des autorités.  C’est là que la prophétie de Michée leur sera dévoilée :  c’est à Bethléem que sortira un chef, qui sera le berger d’Israël.
L’on observe un contraste dans ce récit de l’évangile : il y a d’un côté, les mages qui n’ont pas d’idées préconçues ; ils sont à la recherche du Messie et ils finiront par le trouver. De l’autre, il y a ceux qui savent et qui peuvent citer les Ecritures sans faute, mais qui ne bougeront pas le petit doigt ; ils ne feront même pas le déplacement de Jérusalem à Bethléem. Evidemment, ils ne rencontreront pas l’enfant de la crèche. Ce récit nous apprend qu’il ne suffit pas de savoir la vérité, mais il faut la mettre en pratique. Il ne sert à rien de savoir quel est le chemin, il faut se mettre en chemin, il faut expérimenter ce que l’on croit vrai.
C’est parce que les mages ont décidé de poursuivre leur route après avoir été éclairés par la prophétie de Michée, qu’ils ont fini par trouver le messie. A notre tour, il faut aussi nous laisser guider par la lumière de la parole de Dieu et suivre l’étoile. Des étoiles, il y en a toujours dans notre vie. La Vérité se cache quelquefois derrière les événements les plus simples de la vie. Sa révélation n’est pas forcément une ‘étoile’, mais peut-être une personne rencontrée, un livre qui nous tombe sous la main, un événement qui semble anodin ou une pensée qui nous traverse l’esprit… Le grand message de l’Épiphanie, c’est la rencontre avec Jésus. Bien des voies peuvent nous y aider notamment la parole de Dieu. Tâchons de les suivre pour rencontrer le Christ. Cependant, dès que nous rencontrons Jésus, laissons-le devenir la boussole, si pas le GPS de notre vie.
Amen.

Père Michel

 

Dimanche 27 décembre 2020 – Fête de la Sainte Famille

« Veilleur, où en est la nuit ? » clame le héraut.
Deux veilleurs dans le clair-obscur.
Leurs yeux bientôt vont se fermer. La nuit prendra-t-elle le dessus ?

Notre modèle social est blessé, la pandémie lui aurait-elle donné le coup de grâce ?
Notre Eglise semble s’éteindre lentement, comme un vieillard dont le souffle ralentit de jour en jour.
Faut-il pour autant se lamenter ? Ce n’est pas la fin DU monde, c’est seulement la fin D’UN monde.

« Veilleur, où en est la nuit ? » (Isaïe 21,11)
Elle est là … elle n’est pas ténèbres, mais promesse d’aurore.
Oser regarder la désolation afin d’être mûrs pour l’espérance.

Deux anciens, Anne et Syméon, veillent.
Riches de leur longue expérience humaine, pétris par la Parole, ils sont guetteurs d’espérance.
Comme les vigies d’un navire, ils seront les premiers à voir la terre promise : « mes yeux ont vu le salut », se réjouit Syméon.

Deux guetteurs dans le clair-obscur, qui espèrent « la lumière des nations ».
Leur regard usé à force de scruter le jour et son lendemain se pose sur le visage lumineux d’un enfant.
A Noël, la promesse de Dieu a pris visage humain, celui de Jésus.

Notre monde a besoin de veilleurs, de sentinelles d’espérance.
Qui ne se résignent pas aux ténèbres, car ils ont au fond d’eux-mêmes suffisamment de lumière pour croire à la naissance d’une nouveau matin.
Qui posent des gestes d’amour appelés à devenir autant d’actes d’éternité.

* Méditation de l’Evangile de la présentation de Jésus au Temple de Jérusalem (Luc 2,22-40) – Fête de la Sainte Famille
Texte rédigé par un ami.
Belle semaine à tous.

 

20 décembre 2020

Une ado de 14 ans pleine de Vie… Rien de plus, rien de moins ! Et tout devient possible … Aujourd’hui, Marie a laissé ses vêtements dans la garde-robe … Ce matin, cette jeune ado ne porte ni sa veste de l’Immaculée, ni son top de l’Auxiliatrice, ni son brushing de Fatima ou de Guadaloupe, ni son lissage de Reine de la Paix, ni son maquillage de Notre-Dame des Douleurs … Tous ces titres restent bien pliés dans le silence du dressing. Elle est nue devant le miroir … Elle se regarde et se demande encore ce qui lui arrive … Une Vie est en train de naître en elle … Comme tout ado, elle sent cette sève de Vie monter et circuler en elle … Et quelle Vie !!!
D’un point de vue étymologique, « adolescence » vient du mot latin « adolescere » qui signifie « grandir vers » … Tiens donc … Se laisser traverser par la Vie pour continuer ce processus de croissance comme le petit grain de moutarde sans se croire déjà arrivé et s’installer. Face à toutes ces transformations corporelles, cognitives, sexuelles et sociales, quelle est cette identité qui se découvre ? 
« Salut, Comblée de grâces ! » Comment cette jeune a-t-elle pu laisser ouvrir son coeur de telle sorte que Dieu a pu le remplir de tant de grâces ? Comment a-t-elle pu se laisser transfigurer à ce point par l’amour de Dieu ?  Comme Marie, soyons tout rayonnants de l’amour de Dieu… Comme l’Ange, posons notre regard sur tous les jeunes de nos familles, de notre quartier et des médias et soyons pour eux comme des messagers de ce Dieu qui voie toute la sève de vie qui circule en eux, tous leurs rêves de jeunesse. Continuons à les appeler à la vie. Ne sont-ils pas eux aussi, « comblés de grâces » ?! Ne sont-ils pas eux aussi, comme Marie, porteur d’un élan, d’une énergie de vie débordante ? Souvent seuls, nus devant leur miroir, à la recherche de leur identité… freinés aujourd’hui par toutes ces mesures sanitaires, souvent éloignés de nos rendez-vous liturgiques ou institutionnels où tout se décide. Marie, après cet épisode de l’Annonciation, a été lynchée par tous les gens bien-pensants de son quartier… perçue comme une ado rebelle comme tous les autres … Et pourtant, elle portait en elle le Sauveur, elle disait chaque jour ce Oui inconditionnel à la vie, et à la vie en abondance. Plutôt que de faire le buzz sur les réseaux sociaux, elle préférait méditer tout cela dans son cœur, même si cela pouvait sembler une fake news aux yeux du monde. Elle avait fait cette expérience vraie, unique, indélébile : « Le Seigneur est avec moi ». Or, cet Esprit-Saint n’est pas venu que sur Marie, mais il habite le cœur de chacun, et en particulier le cœur des jeunes qui viennent nous déstabiliser, nous sortir de nos enfermements. Car l’ « enfer-mement » est le contraire de l’adolescence, qui suppose des échanges avec les amis, avec d’autres adultes que leurs parents, avec le monde.
Regardons cette « Génération Covid » qui s’engage, qui agit dans les associations ou dans les lieux de soins, qui invente de nouvelles formes de vie et pas seulement de survie. Ils disent comme Marie : « Nous sommes le Présent et l’Avenir ». Ecoutons-les et permettons-leur d’occuper toute leur place.
Comme le mot « adolescent », le mot « Avent » commence par la même particule « ad » … « adventus ». « Qu’il advienne selon ta Parole ! » … « Advienne que pourra ». Qu’adviennent encore ces dialogues qui annoncent la Vie … entre jeunes et autres messagers de Dieu. A quelques jours de Noël, avec tous les ados débordants de vie, faisons advenir le monde de tous les possibles. Comme Marie, ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait … Car rien n’est impossible à Dieu !
 
Xavier ERNST, sdb
 

13 décembre 2020

Jean, 1, 6-8.19-28.

I – Témoin de la Lumière

L’évangile de ce jour semble avoir intentionnellement uni deux passages du début de l’évangile de saint Jean. Ainsi le témoignage de Jean-Baptiste est situé sur un registre qui lui donne une couleur particulière. Jean-Baptiste est le témoin de la Lumière.

Celui dont il annonce la venue en préparant ses voies – comme l’a écrit Isaïe : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » – porte en lui quelque chose d’unique, de divin. Il est la Lumière née de la Lumière comme le dit si bien le Symbole de Nicée-Constantinople que je cite : « Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ».

Il ne faut pas restreindre ce terme de « Lumière » ici à une invitation morale, un motif d’action ou une inspiration dans les choix. La « Lumière » dont parle saint Jean ici est à l’origine du monde, elle est Dieu lui-même qui s’est manifesté en Jésus, le Fils unique de Dieu qui s’est fait homme, qui s’est incarné.

Cette présentation de Jean-Baptiste qui « est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui » reflète la foi des premières communautés chrétiennes et la nôtre. Jean-Baptiste a entrevu la réalité du salut se réalisant en Jésus. Nous recevons son témoignage confirmé par celui des apôtres après la résurrection qui proclament « Jésus est Seigneur » et nous affirmons aujourd’hui notre foi en celui qui est la « Lumière du monde ». Jean-Baptiste en est le témoin privilégié.

II – Jean-Baptiste le Précurseur

C’est pour cette raison qu’on lui a donné à juste titre le surnom de « Précurseur ». Son attitude est bien décrite lorsqu’il dit qu’il n’est pas digne de délier la courroie de la chaussure de Celui qui vient : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale ».

L’attitude de Jean-Baptiste se caractérise par l’accueil et l’ouverture. Il précède – c’est ce que veut dire le mot « Précurseur » – Celui qui doit venir. Il invite à se débarrasser de ce qui empêcherait un accueil bienvenu et chaleureux. « Redressez le chemin du Seigneur » proclame-t-il. Concrètement notre réponse à son appel pourrait cette année se traduire durant le temps de l’Avent par une démarche de pénitence en allant recevoir le Sacrement de la Réconciliation. Malgré la pandémie de la Covid-19 plusieurs paroisses offrent un accès au Sacrement de la Réconciliation avec les précautions sanitaires appropriées. Vous ne regretterez pas d’avoir fait la démarche de la Réconciliation, du Pardon.

Le mouvement de préparation à Noël amène à sortir de nous-mêmes pour accueillir le Tout Autre qui s’incarne en Jésus. L’accès à la Lumière commence en sachant reconnaître le Don de Dieu dans l’Enfant de la crèche dont nous célébrerons la naissance à Noël. Dieu se fait l’un de nous. Le Verbe se fait chair, dira saint Jean.

III – Application

Dans le temps de l’Avent cherchons à renouveler notre foi et notre attente de la vraie Lumière. Nous la voulons présente en nous et dans toute notre vie, mais nous savons que ce n’est pas nous qui apportons la Lumière. Nous recevons les rayons de cette Lumière à travers Jésus.

Ce rayonnement de la Lumière de Dieu est présent dans le monde. Nous ne le voyons pas toujours, mais il est là. Croyons-le. L’Esprit de Dieu est toujours à l’œuvre. Comme Jean-Baptiste nous sommes invités à rendre témoignage à la lumière : « Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. »

Je souhaite que nous devenions tous des Jean-Baptiste dans le monde d’aujourd’hui. Amen !


6 décembre 2020

Tout commence (v1). Tout commence dans le désert (v 3 et 4) Le désert, une étendue indéfinie. Une incertitude. Une inquiétude. Inquiétude : un manque intérieur, de paix une absence de « quies », de quiétude. Pas de chemin, pas de repères, pas de but, des projets caducs, tout semble perdu.Il y a plein de choses dans le désert, mais pas de sens, pas de vie, pas d’espoirs, pas de joie. Le désert, une étendue en attente. Mais en attente de quoi ? De rien ? Rien ne se décide, rien de stable, tout est indécis. C’est l’errance. Et dans le désert, surtout la nuit, ça crie. Et ça, on ne sait pas trop ce que c’est. Ça crie surtout dans les têtes, dans les cœurs, dans les relations. Ça crie partout. Pas seulement les bêtes sauvages. L’homme aussi. Moi aussi. Quand on est perdu, on crie. Tout commence avec un cri. C’est ce cri qu’il faut entendre, dans le désert. Et déceler alors parmi tous ces cris une voix, une voix qui appelle. Alors je marche vers quelqu’un. Je marche : je trace un chemin. Préparez le chemin du Seigneur. C’est en moi que je trace ce chemin. Le chemin par lequel le Seigneur vient est aussi le chemin par lequel je vais vers le Seigneur. Un chemin intérieur. Je vais et il vient. La rencontre aura lieu. Si j’écoute bien la voix qui m’appelle. Ce chemin c’est en moi que je le trace. Dans mon désert. C’est là où tout commence.
Bon dimanche.
De nos déserts nous écoutons la Voix et que nous trouvions Le Chemin du Jourdain où jaillissent l’Eau et l’Esprit qui donnent la Vie.

15 Nov 2020
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Zoom sur …

Nous vous proposons de découvrir en vidéo les différentes facettes et mouvements de notre paroisse.

  Sœurs missionnaire de la société de Marie

  Goûtons la Parole

  La pastorale des jeunes

  Le Caté XXL – Pastorale des enfants

  Le Service de l’Évangile pour des Malades – SEM

28 Mai 2020
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L’édito du déconfinement

sommaire

Sommaire de l’édito

Mot du jour

Web’messe

Zoom sur …


Mot du soir


Semaine Sainte 2020


Infos & Dons

messe


Nos Messes en ligne

  • Dimanche 24 mai 

  • Jeudi 21 mai : Ascension (voir texte de l’homélie en cliquant ici

  • dimanche 17 mai : 

Et vous, dans quel sens voulez-vous lire votre déconfinement ?

Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité, la vie ».
Pour répondre à l’appel du Christ et secourir les plus fragiles
Des femmes et des hommes ont donné leur vie
Et aujourd’hui
Cela semble une évidence
Vivre la joyeuse insouciance de l’Evangile
N’est plus d’actualité
Faire table rase de nos vies passées
Voilà l’essentiel
Se protéger des autres
A plus d’importance que
Soutenir les plus vulnérables
Etre en réalité
Le soin de la Création et de l’attention des autres
Sont enfouis sous
L’individualisme et l’inégalité
Enfin de compte
Le confort tranquille des maisons et des réseaux
Séduits bien plus que
L’audace de la rencontre
Ainsi
L’accumulation des sécurités et des richesses
Est préférable à
Une communauté humaine où chacun à sa place et apporte ses talents
Et, si nous vivions le déconfinement autrement …

Et, si nous vivions le déconfinement autrement …
Une communauté humaine où chacun à sa place et apporte ses talents
Est préférable à
L’accumulation des sécurités et des richesses
Ainsi
L’audace de la rencontre
Séduits bien plus que
Le confort tranquille des maisons et des réseaux
Enfin de compte
L’individualisme et l’inégalité
Sont enfouis sous
Le soin de la Création et de l’attention des autres
Etre en réalité
Soutenir les plus vulnérables
A plus d’importance que
Se protéger des autres
Voilà l’essentiel
Faire table rase de nos vies passées
N’est plus d’actualité
Vivre la joyeuse insouciance de l’Evangile
Cela semble une évidence
Et aujourd’hui
Des femmes et des hommes ont donné leur vie
Pour répondre à l’appel du Christ et secourir les plus fragiles
Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité, la vie ».

  • dimanche 3 mai 

  • 26 avril 2020 à 11h00. Feuille de chants : cliquez ici

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Accéder aux web’messes archivées : cliquez ici

soir


  Mot du soir

Le mot du soir  est pour Don Bosco un temps fort de sa pédagogie et de son accompagnement éducatif. Il permet de mettre en valeur les relations entre jeunes et adultes. Parce qu’un mot, une expression, une phrase peuvent influencer toute une vie, aident dans les moments difficiles, nous en avons publié un chaque soir durant ce confinement avec l’aide de différents groupes : Mouvement Salésien Jeunesse, Jeugddienst Don Bosco, Don Bosco Youth-Net (DBYN), Avondwoordjes, Gones@Bosco.
Tous ces mots sont archivés. Vous pouvez les relire en cliquant ici
A partir du 11 mai, les mots ne seront plus aussi fréquents. Ils viendront lorsque l’un d’entre nous en exprime l’envie, le besoin de partager avec nous quelque chose. Si ça vous tente, faites nous le savoir via la rubrique commentaire en bas de cette page.

Bonne lecture !

  17 mai 2020 : ce mot est proposé par le Père Michel, sdb, curé de notre ensemble paroissial.

  12 mai 2020 : ce mot est proposé par le Père Michel, sdb, curé de notre ensemble paroissial.

POUR UN DÉCONFINEMENT EN TÉMOINS DE L’ÉVANGILE DE LA VIE

Le 8 mai était également la date que l’Eglise nos propose de retenir pour célébrer la mémoire des martyrs d’Algérie. Nous n’y avons peut-être pas prêté tellement attention. Il s’agit de nos 19 religieuses et religieux qui furent assassinés en Algérie entre 1994 et 1996. Ils ont été béatifiés à Oran, en Algérie, le 8 décembre 2019 par le pape François. Cet événement historique a rassemblé des proches des martyrs, mais aussi des chrétiens et des musulmans algériens, dans un moment de fraternité et de recueillement dont les traces demeurent encore aujourd’hui. Pourquoi ces religieux n’avaient-ils pas quitté l’Algérie et n’étaient-ils pas rentrés en France afin d’épargner leur vie ?
Au début du déchaînement de la violence en Algérie, l’un de ces futurs martyrs, Pierre Claverie fut interrogé : pourquoi restez-vous ? Il répondit du tac au tac : « Nous restons à cause de Jésus, parce que c’est lui qui souffre-là dans cette violence qui n’épargne personne, crucifié à nouveau dans la chair de milliers d’innocents. » Quelle belle profession de Foi ! Cette réponse est tellement touchante, elle nous interpelle sur notre capacité d’accepter par amour la souffrance et de participer ainsi à la passion et la mort de Jésus.
Plus tard, dans le film « Des hommes et des dieux » consacré aux moines de Tibhirine, il sera donné le profond testament spirituel du prieur, frère Christian attestant que s’il lui arrivait d’être victime du terrorisme qui sévit en Algérie, il aimerait que sa communauté, son Eglise, sa famille, se souviennent que sa vie était déjà donnée à Dieu et à ce pays. Un autre fait émouvant dans ce même film est la réflexion d’un villageois musulman disant aux moines qu’ils sont la branche et eux les oiseaux : « Si vous partez, où allons-nous nous poser ? »
Dans le livre « Prier 15 jours avec Pierre Claverie », un de ces martyrs, il y a cette belle conviction de vie chrétienne : « Je veux vivre les mains ouvertes, le cœur ouvert et, concrètement la porte ouverte pour laisser l’inattendu faire irruption dans ce qu’il appelle son jardin japonais où chaque pierre a sa place. C’est ainsi généralement que Dieu intervient. Si j’ai tout prévu, je ne lui laisse aucune chance de m’atteindre. Et puis, je crois que l’accueil est une vertu de base de la foi. Vivre la porte ouverte au sens propre ou au sens figuré, comme vous voudrez ! ».
Par ailleurs, il est beau de voir, malgré le fait que les églises se vidèrent suite au départ de la plupart des Français lors de l’indépendance, que l’Eglise d’Algérie ne se replia pas sur elle-même pour constituer une « Eglise d’ambassade » qui se contenterait d’assurer le culte et les sacrements pour les chrétiens étrangers vivant dans le pays. Elle fit le choix de s’engager dans des tâches de promotion humaine et de proximité fraternelle avec la population. L’Eglise d’Algérie nous montre ainsi que l’Eglise, où qu’elle soit, est appelée à être au service de tout être humain quelle que soit sa religion, sa culture, son origine et qu’elle est appelée à être une Eglise de la rencontre entre les êtres humains.
Dans ce contexte dé-confinement, repensons la Passion de notre Seigneur que nous avons vécue en famille. Nous avons retrouvé une certaine liberté. Mais nous ne devons plus revivre le vieux monde d’avant le confinement. Beaucoup de choses de l’ancienne vie sont appelées à mourir.  Nous sommes comme devant la Croix au pied de laquelle se trouvaient Marie et le disciple bien-aimé. Il serait bon alors d’évoquer cette parole de Pierre Claverie : « Comme Marie, sa mère et saint Jean, nous sommes là au pied de la Croix où Jésus meurt, abandonné des siens et raillé par la foule. N’est-il pas essentiel pour le chrétien d’être présent dans les lieux de souffrance, dans les lieux de déréliction, d’abandon ? ».
Rendons grâce à Dieu pour tous ces témoignages de proximité et de vies données partout dans le monde. Si nous n’avons pas célébré Pâques dans les bâtiments de nos églises, c’est peut-être pour que nous la célébrions, pour de vrai, dans la vie en témoignant de notre Foi, Espérance et Charité. N’enfermons plus Dieu dans nos églises. Portons-Le sur les places en étant ferment d’un monde nouveau plus juste et heureux. C’est là notre Galilée où le Ressuscité nous attend tous.

  10 mai 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par les familles du groupe PEPS (Parents Enfants Parole Salésienne)

Le déconfinement c’est maintenant ! Et si nous saisissions cette chance ?
Nous souhaitons tous un “après” confinement de notre société différent de “l’avant”. Plus beau, plus propre, plus humain.
Et si nous souhaitions la même chose pour l’Eglise ?
Et si le déconfinement de nos églises ne se résumait pas qu’à la réouverture des lieux de culte, qu’à la volonté de vouloir renouer avec la normalité, nos habitudes, une tradition dont nous ne comprenons pas ou ne connaissons pas toujours le sens, y compris dans la liturgie ?

Ces semaines nous ont montré que nous sommes capables d’être différemment, de se sentir proches de personnes lointaines en partageant quelques lignes, une vidéo … Serons nous capable de nous sentir proche d’autres personnes qui sont à la fois à proximité de nous physiquement et en même temps tellement éloignées par nos références culturels et sociales. Saurons nous tisser de nouveaux liens, autant de signes visibles de la présence de Dieu, autant de signes de notre humanité ?
L’inertie structurelle à toute organisation, et nos paroisses n’en sont pas épargnées, rend complexe tout adaptation, tout changement et évolution. Serons-nous capables de mettre le sens au cœur de nos églises et de notre Eglise et serons-nous suffisamment inventifs pour faire une place à chacun : catholiques investis, catholiques pratiquants, catholiques non pratiquants, chrétiens en recherche, recommençants, non catholiques … Saurons nous répondre au défi de l’inclusion, de faire communion avec ceux qui ne nous ressemblent pas ?
Si le défi semble grand, il n’en est pas moins à relever. Les fragilités actuelles, les attentes de nos contemporains de renoncer à certains modèles passés nous invitent à oser ! Oser créer une Eglise plus inclusive, plus ouverte, plus ancrée avec les réalités d’aujourd’hui. Construire une église pour le monde de demain et pas pour célébrer le monde d’hier. Serons nous capable de faire de nos célébrations des temps pastoraux ancrés dans notre monde, porteurs de sens, de joie et d’énergie pour notre vie quotidienne ?
Nous avons la chance dans notre paroisse de vivre au rythme de la spiritualité salésienne. Une spiritualité ancré dans le “ici” et le “maintenant”. Une spiritualité d’aujourd’hui qui nous invite à sortir de l’enclos de la normalité et qui permet de construire un demain plus enthousiasmant. Nous sommes plusieurs à être convaincus que cette chance qui nous est donnée doit être chérie comme un trésor. Là nous nous engageons pour les jeunes dans une pastorale joyeuse et dynamique. Là nous engageons dans des temps de partage et de ressourcement entre parents. Ici nous créons des relations intergénérationnelles, interculturelles pour faire société autrement.
Oui, nous sommes capables de faire église autrement ! Sans tout révolutionner, en consolidant ce qui le mérite et rénovant ce qui est nécessaire. En gardant le beau et en insufflant du nouveau. En regardant les défis de demain avec le souci de construire sur les enseignements du passé. Et en s’y mettant tous, nous y arriverons plus vite et nous irons plus loin ! Et toi, tu es prêt à faire quoi dans ce demain qui commence aujourd’hui ? *

Le groupe PEPS.

* N’hésitez pas à faire vos commentaires, suggestions pour vivre le déconfinement autrement dans la rubrique en bas de cette page !

PS : si certains sont intéressés par ce  sujet : cliquer ici ouencore ici

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  9 mai 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Suzanne du MSJ 

Je souhaitais simplement vous partager ce soir un extrait de Laudato Si, l’encyclique du Pape François.
« De nombreuses études scientifiques signalent que la plus grande partie du réchauffement global des dernières décennies est due à la grande concentration de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, oxyde de nitrogène et autres) émis surtout à cause de l’activité humaine. Si la tendance actuelle continuait, ce siècle pourrait être témoin de changements climatiques inédits et d’une destruction sans précédent des écosystèmes, avec de graves conséquences pour nous tous. L’humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre le réchauffement ou, tout au moins, les causes humaines qui le provoquent ou l’accentuent. » Et si justement, cette crise sanitaire n’était pas vue comme un fléau détruisant nos modes de vie mais au contraire comme un tremplin vers une nouvelle manière de Vivre ?

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  8 mai 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Guillemette des Gones @ Bosco

J’ai été très touchée par ce récit émouvant d’un autre confinement, pendant la seconde guerre mondiale, où tout était quantifié, calculé. Un nouveau-né n’avait même pas le droit de crier, de vivre… Il l’avait même ressenti, quelle chose extraordinaire ! En regardant ceci, je me dis qu’on ne peut pas se plaindre de ce que nous vivons actuellement et en ce jour du 8 mai, ce témoignage a une résonance toute particulière.
Après le confinement, nous espérons que nos mémoires n’oublieront pas, que nos vies iront à l’essentiel, comme un morceau de chocolat qui marque toute une vie !

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Accéder aux mots du soir archivés : cliquez ici

info


 

DONS

Aidez nous pour que nous puissions continuer à aider les autres !

Après plus d’un mois de confinement les ressources financières de l’ensemble paroissiales sont au plus bas. Vous pouvez nous aider de plusieurs manières, à vous de choisir celle qui vous convient le mieux : 

  • Pour la quête de nos paroisses :

Vous déposez un chèque dans l’une des boites aux lettres de nos églises paroissiales ou via la poste. Cliquez ici pour avoir les adresses des 3 paroisses. Inscrire au dos du chèque : « Quête » et libeller l’ordre en choisissant une paroisse : Paroisse Notre Dame du Point du Jour ou Paroisse Ste Anne de Ménival  ou Paroisse St Joseph de la Demi-Lune.
Vous faites un virement en précisant la paroisse de destination. Code IBAN: FR76 3000 3011 8200 0372 6209 089
En choisissant la quête prélevée : vous décidez du montant prélevé sur votre compte chaque mois et vous recevez une attestation fiscale déductible de votre impôt. Vous recevez des jetons pour symboliser votre offrande à utiliser lors de la quête  : en savoir plus en cliquant ici.   
En choisissant un versement via CredoFunding (application mise en oeuvre par le diocèse)  : choisir la paroisse « Lyon 05- Paroisse Ens.ND PDJ STE ANNE ST JOSEPH »

  • Pour un don en faveur de nos paroisses :

Vous déposez un chèque dans l’une des boites aux lettres de nos églises paroissiales ou via la poste. Cliquez ici pour avoir les adresses des 3 paroisses.
Inscrire au dos du chèque : « Don » (précisez : avec ou sans reçu fiscal) et libeller l’ordre en choisissant une paroisse : Paroisse Notre Dame du Point du Jour ou Paroisse Ste Anne de Ménival  ou Paroisse St Joseph de la Demi-Lune. 
Seuls les dons (hors souscriptions) établis par chèque bénéficieront du reçu fiscal sur demande expresse du donateur auprès de la paroisse.

  • Pour le Denier de l’Eglise : 

Le Denier permet au diocèse de rémunérer chaque mois les prêtres en activité, de verser les compléments de retraite des prêtres âgés et de financer les études des séminaristes ou frais de formation des diacres . Il assure également un salaire aux laïcs embauchés par notre diocèse, en charge de l’animation pastorale, de l’accueil ou encore de la gestion et de l’administration … Le denier est mutualisé au niveau du diocèse donc vos versements ne vont pas directement à la paroisse. Ils ouvrent droit à une attestation fiscale. Cliquez ici pour en savoir plus.

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« Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de notre temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ »

                                                                                   Vatican II Gaudium et Spes, 1

Chers amis,

Avec le déconfinement progressif s’achève l’acte 1 d’une crise. L’acte 2 sera économique et social. Un pays ne reste pas deux mois sans travailler à plein régime sans qu’il faille, un jour, payer les pots cassés, et aider les personnes brisées par l’évènement.
Les conséquences du confinement sont devant nous : conséquences psychologiques, familiales, chômage…
Il ne sert à rien de se plaindre. Il faut affronter !
Tous, nous le savons d’expérience, lorsqu’on est dans le malheur, la première aide dont on a besoin est d’être écouté. Entendu. Très souvent en pouvant dire ce qui nous oppresse, nous trouvons en nous-même les forces pour sortir de la situation où les évènements nous ont plongés.
Beaucoup d’entre vous sont très généreux. Beaucoup d’entre vous seraient prêts à répondre à un appel à l’action. N’allons pas trop vite ! Prenons le temps de nous écouter, de nous demander ce que nous avons vécu de difficile, ce qui nous a aidé, ceux qui nous ont aidé, ce dont nous avons manqué, ce que nous avons fait ou ce que nous aurions aimé faire.
Permettez-moi d’insister, il est probable que la crise actuelle entrainera pour certains une sorte de déclassement social, un chômage qui (à tort) leur fera honte et qui les empêchera de parler et de demander. Quelle délicatesse va être nécessaire pour ne pas laisser ces personnes face à elles-mêmes ! Seule la fraternité réelle, celle qui est échange spirituel, avant d’être un échange matériel, sera efficace.
Cela dit, il convient aussi d’être prêt à aider globalement, c’est-à-dire amicalement, matériellement, socialement.
En bien des lieux, l’aide de l’Etat, de la Province, de la Métropole et des communes, voire des grandes associations, je pense à la Croix Rouge, mais aussi au Secours Catholique, à Notre Dame des sans-abris, a été généreuse et adaptée. Il serait ridicule d’essayer à faire moins bien ce qu’elles font bien, même si ce qu’elles font n’est pas toujours connu des paroisses.
Localement, notre premier travail est donc de connaître notre entourage et dans notre entourage, ceux qui sont en difficulté. Je suis sûr qu’à proximité de chacun d’entre nous, se trouvent des personnes, seules ou isolées par exemple parce qu’elles assistent une personne malade. Ah si nous pouvions les connaître et créer un lien avec elles ! Se connaitre, s’apprécier, créer des liens nous feront bénéficier de leur amitié : alors nous n’aiderons pas, nous échangerons ! Et cela que ces personnes soient des commerçants, des personnes âgées, des jeunes ou des indigents.
Nous allons découvrir des personnes en situation délicate : chômeurs ou travailleurs avec des revenus insuffisants pour survivre, migrants, mal logés, hommes ou femmes battus. Dans bien des cas nous pourrons les aider en les mettant en contact avec les services publics, les associations, les bonnes personnes, et cela est premier. Pour le faire, il nous faut avoir les bonnes informations qui permettent d’indiquer les bons chemins.
Ce n’est pas tout. Même si nous ne donnons pas d’argent directement à des personnes, les associations qui les aideront auront besoin d’argent. Il me semble que, pendant l’année qui vient, chaque foyer fiscal devrait donner au moins 10 % de ses revenus pour la solidarité. Je sais que beaucoup d’entre vous le font déjà.  Aux autres de s’interroger. Et à chacun de nous de se demander : où puis-je rendre service ?
L’argent est nécessaire mais il n’y a pas que l’argent. Bien des personnes seraient heureuses de trouver un lieu pour y cultiver quelques légumes et quelques fleurs. Bien des lopins de terre, qu’ils appartiennent à des particuliers, des associations ou à l’Eglise, devraient pouvoir permettre à ces personnes de se rencontrer, de créer du lien social tout en contribuant à alléger leurs difficultés de fin de mois.
Cette suggestion me permet d’aborder un autre sujet. Le pape François, notamment dans l’encyclique Laudato Si, (dont nous fêtons le 5ème anniversaire cette semaine) fait remarquer que crise sociale et crise environnementale sont liées. Il nous faut entendre, à la fois, le cri des pauvres et le cri de la terre : puisque nous allons devoir changer, profitons de questionner nos habitudes pour développer les bonnes pratiques (par exemple le co-voiturage, le vélo, la marche à pied) et, pour nous catholiques, de rendre nos « églises vertes ».
Avec difficulté beaucoup d’entre nous viennent de vivre deux mois sans eucharistie. Ce manque a attisé leur faim de rencontrer le Christ. Il faut aller au bout de ce désir de rencontre et oser voir le Christ aussi dans le sacrement du pauvre. Il ne faut pas mériter la colère de saint Jean Chrysostome : « tu vénères l’autel de l’Eglise quand le corps du Christ y descend. Mais l’autre, qui est le corps du Christ, tu le négliges et tu restes indifférent quand il périt. »
Dans son encyclique Laudato Si, le pape remarque que le dimanche la participation à l’eucharistie a une importance spéciale : « Ainsi le jour du repos dont l’eucharistie est le centre répand sa lumière sur la semaine toute entière, et il nous pousse à intérioriser la protection de la nature et des pauvres. » (237).
Chaque crise est un appel à la conversion : une fois encore le Christ nous appelle. Le premier acte de la crise nous a permis de constater le dynamisme et la générosité de beaucoup de Français. On a légitimement parlé des personnels hospitaliers et de bien des personnes qui ont permis à notre pays de « tourner » même au ralenti, permettez-moi aussi de citer les très nombreux bénévoles de notre communauté. Disons leur merci et rendons grâce pour ses frères, ses sœurs, qui nous ouvrent le chemin de la joie et de l’espérance.

Prenez soin de vous.

Mgr Michel Dubost,
administrateur du diocèse de Lyon

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commentaire

22 Mai 2020
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La pastorale des jeunes

sommaire

Cette page est dédié aux jeunes et familles ! Chaque samedi, vous y retrouverez des animations, des jeux, des défis, des temps de partage …

Elle est construite pour et avec vous ! Vous pouvez nous envoyer vos défis, vos jeux, vos vidéos ou photos sur pastoralesalesiennedesjeunes@gmail.com

N’hésitez pas à « liker » et partager cette page. A vous de jouer !

Vivre l’Ascension en étant à sa juste place ! 

Savez-vous faire la différence entre remplacer ou prendre la place de ?
 
 
 
 
 
Pour y répondre vous pouvez vous aider des pistes de réflexion en cliquant sur l’image !

Résultats du BoscoGame#2

Pour les 7-10 ans : Apprendre à reconnaître le bon du mauvais !

Nous souhaitons te rejoindre après le silence de Pâques. Que deviens-tu ? Comment va ta famille ? As-tu eu la possibilité de garder des contacts avec tes amis et amies ?
Nous te proposons une réflexion pour regarder ce que tu as vécu pendant toute cette période : le positif, le moins bon et surtout les changements que tu as envie de vivre.
Autour de toi, plein d’adultes réfléchissent sur la manière de vivre autrement, de « changer le monde » … Toi aussi tu peux participer à cette réflexion

  • Les effets secondaire : et toi, comment vois-tu des choses maintenant ? Qu’as-tu envie de changer ? Quels engagements comptes-tu prendre ?

  • Le bon grain et l’ivraie,Matthieu 13, 24 : Comment Jésus nous rejoint dans ce moment compliqué. Comment il nous aide à voir clair, à oser grandir …

Jésus s’adressait à la foule en leur parlant en paraboles. Il disait : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.  Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela ». Les serviteurs lui disent :“Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?”. Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : « Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” 

Le blé et l’ivraie : ils se ressemblent, se mélangent … Comment savoir qui est quoi ? Le vrai du faux ? Le juste et l’injuste ? Le bon, le mauvais ?  Comment regarder ce temps de confinement ?

Le blé

  1. Ce que j’ai reçu de positif ?
  2. Ce que j’ai pu vivre de beau, en famille, avec mes copains, avec mes grands-parents ?
  3. En quoi j’ai changé positivement ?
  4. Qu’est ce qui est devenu essentiel pour moi ? (très important, plus que d’autres choses)
  5. Est-ce que mon regard sur Dieu a changé ?
  6. Est-ce que je l’ai prié, questionné ?

L’ivraie

  1. Ce qui a été difficile ?
  2. Ce qui m’a inquiété, m’a posé question ?
  3. Ce qui m’a forcé à évoluer, à changer ? En famille, par rapport au collège, par rapport à moi 
  4. Qu’est-ce que je trouve superflu maintenant ?
  5. Est-ce que mon regard sur Dieu a changé ?         
  6. Est-ce que je l’ai laissé ?
  • A l’écoute de la parabole :

Jésus sait que dans notre monde tout n’est pas tout rose ou tout noir. C’est entre gris clair et gris foncé ou entre rose pale ou rose brillant … Il faut du temps  pour découvrir ce qui peut me nuire (me faire du mal) ou ce qui me fait grandir.
Jésus nous laisse le temps que nous voulons prendre, Cela s’appelle SILENCE ou MÉDITATION, PRIÈRE.
C’est dans le secret de moi-même que je peux comprendre ce qui est positif et négatif. Mais à un moment donné,  le choix doit être fait. Tu ne peux pas ne pas choisir …
Le temps de la moisson, c’est le temps où tu commences à voir les conséquences de tes choix. C’est un bon choix quand tu éprouves de la PAIX et de la JOIE. Alors ose grandir !
Ose faire les choix qui te font grandir dans la PAIX et la JOIE !

OSER LA VIE, VENIR AU JOUR
OSER ENCORE VIVRE D’AMOUR
ET CROIRE AU RETOUR DU PRINTEMPS
TENDRE UNE MAIN VERS UN ENFANT.

Ouvrir la porte de son cœur à ceux qui souffrent et qui peinent
Et que la haine a repoussé.
Tendre l’oreille à la clameur de ceux que l’injustice enchaîne
Et crient leur soif de liberté.

Savoir ouvrir les poings serrés par le mépris et la rancune
Apprendre à se réconcilier.
Envoyer un bouquet de fleurs à ceux qui t’ont volé la lune.
Choisir d’apprendre à pardonner.

Donner le travail quotidien à ceux qui traînent dans les rues
Avec le visage fermé.
Rendre à chacun la dignité d’offrir le pain à sa famille
Oser une autre société.

Oser parler du Dieu d’amour, Sauveur des hommes et de la terre
Puiser sa force dans la foi.
Suivre les pas de Jésus Christ offrant sa vie pour tous ses frères,
Proclamer d’une seule voix :

Pour les 11-15 ans : Comment jésus appelle ses disciples et comment il nous appelle nous aussi

Clique sur l’image pour accéder à l’animation : 

BibleGame#3 « Du confinement au bonheur, actes d’Apôtres » : les résultats !

Classement des 20 premiers : cliquez ci

Prendre le temps de dire Merci ! Merci, un petit mot tout simple facile à prononcer qui permet d’exprimer sa gratitude.

  • Titi et Calimero nous font réfléchir à la manière de voir le petits événements de notre vie :

  • Il existe mille façons de dire merci à quelqu’un en lui envoyant une photo du mot « merci » réalisé avec des objets de la maison… ou comme Jeannette, faire un beau dessin ou un poème… Envoie-nous ta création à pastoralesalesiennedesjeunes@gmail.com nous la partagerons sur le site
  • Jeu A vaut K : A toi de résoudre l’énigme en cliquant ici
  • Coloriage : cliquez ici

  • Prions en chantant avec Holi : « 1000 mercis »

La « Don Bosco International Media Academy » te propose ce quiz  : à toi de jouer !

Jouez en cliquant ici.

La Don Bosco International Media Academy s’est donné 4 objectifs : 

  • APPRENDRE les compétences essentielles et développez vos talents en équipe. Travaillez sur des projets stimulants, sensibles aux enjeux sociaux et environnementaux.
  • COLLABORER en rencontrant des personnes de cultures différentes et créez ensemble. Faites-vous des amis pour la vie, de futurs collaborateurs et collègues.
  • VOYAGER en saisissant l’opportunité de visiter Paris et de suivre en même temps notre module de formation “Voyage d’études” pour découvrir différentes régions de France et d’Europe.
  • DIPLÔMER  les étudiants grâce à un certificat spécial reconnu par les Institutions Don Bosco à travers 138 pays dans le monde.

Pour en savoir plus sur la Don Bosco International Media Academy : cliquez ici !

L’environnement : un vrai défi !

En ce temps de confinement, la nature reprend ces droits. Moins de voitures, de trains d’avions… Prenons du temps pour réfléchir à ce que nous pourrons faire après…
« Laudato si’, mi’ Signore », – « Loué sois-tu, mon Seigneur », chantait saint François d’Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe ».
Le pape François a envoyé une lettre ‘encyclique’’  Pour mieux comprendre regarde cette vidéo

Jeu pour les 7-12 ans proposé par Fidélis des Bosco Kids

Sais-tu que les pandas disparaissent peu à peu sur Terre.  C’est à cause du besoin croissant en bois des humains. Ces derniers détruisent en effet de plus en plus les surfaces forestières, ce qui amoindrit les réserves de bambou. Or, les pandas adorent les feuilles de cette plante, qui est vitale pour eux. Amuse-toi à le découvrir cette semaine :

  • Marie du Coin des Jeunes de propose de réaliser une grenouille en origami

  • Chante avec ta famille : « La vie c’est comme un jardin »

  • et un temps de prière : « Prière pour notre Terre » issue de l’encyclique du Pape François sur l’écologie humaine, Laudato Si’ (2015)

‘’Dieu Tout Puissant qui est présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe, répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.
Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et sœurs sans causer de dommages à personne.
Ô Dieu des pauvres, aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.
Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction.
Touche les cœurs de ceux qui cherchent seulement des profits aux dépens de la terre et des pauvres.
Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.
Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.’’

Nouveau challenge BibleGame#2 : et les gagnants sont …

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Chorégraphie pour la famille !

Savez-vous bien vous lavez les mains ? Faites comme les animateurs du CDJ (Coin des Jeunes), amusez-vous à vous filmer…

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Dessinez, c’est gagné ! (pour les 6-10 ans)

Apprenez à dessiner les animaux de la ferme avec Clémence ! À vos crayons

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10 Mai 2020
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Mots du soir – Archives

7 mai 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par la famille Poncet des Gones @ Bosco

A la maison, on aime jouer !
En ce moment, on a plus de temps … On joue en ligne avec des amis ou des cousins.  On partage un bon moment et on garde le lien !
On aime aussi beaucoup  jouer en famille … 


On apprend à découvrir des nouveaux jeux et à oser des nouvelles stratégies. On apprend à faire équipe. Même quand chacun joue pour soi, on découvre que parfois c’est bien aussi de collaborer pour y arriver ! On apprend à pardonner à celui qui nous fait un coup vache ou à son coéquipier qui ne joue pas comme on aurait voulu ! On apprend que le jeu ne se déroule pas toujours comme on l’avait prévu. On apprend à perdre ou à avoir le triomphe modeste.On apprend à voir qu’on a passé un bon moment ensemble … On comprend pourquoi Don Bosco aimait tant le jeu ! !Et côté pratique, on aime : Coinche, tarot, barbu, président, kobo, Code Names, Carcassonne, Dixit, Architectura, Takénoko, Catan, Krom, Tabou, Perudo, Blokus, Cluédo (et même la Bonne Paye …

Certains de ces jeux sont disponibles à “La Puce à l’Oreille”, une boutique de jeux indépendante située à Ecully et qui livre à domicile actuellement. (http://www.pucealoreille.planex.fr/)

Une petite sélection de jeux en ligne : 

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6 mai 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Aubérie du MSJ

Parfois, comme Pip, tu as de grands rêves ou tu sais dès ton plus jeune âge quelle est ta vocation. Mais la route est longue et les tâches peuvent être difficiles pour toi. Ne désespère pas et accroche-toi. Parce que tu ne sais jamais quand le jour ou le moment viendra où tu pourras faire la différence !

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5 mai 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Laurence des Gones@Bosco sur un texte original de Mgr Bernard Podvin.

« Il est défendu de parler breton et de cracher à terre ; de mouiller ses doigts dans sa bouche pour tourner les pages des livres et des cahiers ; d’introduire dans son oreille le bout d’un porte-plume ou d’un crayon ; d’essuyer les ardoises en y crachant dessus ou en y portant directement la langue… ». Sourire, nostalgie, effroi et humilité, se mêlent en nous à la lecture de cette antique litanie des prescriptions aux élèves des écoles. Jules Ferry venait d’instituer l’enseignement gratuit. Pasteur d’appréhender ce qu’est « un microbe ». La rougeole foudroyante et la fièvre scarlatine hantaient les cours de récréation et les rues des villes et villages. Plus d’un siècle après, avec quel regard considérons nous ces pages d’histoire ?
Dans un siècle, que diront les gens de nos points-presse quotidiens, de nos mesures barrières, de nos distanciations sociales ?
Toute rétro vision rend humbles. Elle nourrit un humour sur soi décapant et une vigilance renouvelée. Tandis que petits et grands s’impatientent d’être enfin « déconfinés », osons quelques conseils n’ayant aucune prétention à s’ériger en directives nationales, mais ayant peut-être faculté à éclairer les esprits et stimuler les ardeurs. Cessons de geindre sur le temps qui n’est plus. Saint Augustin insiste : « On rencontre des gens qui récriminent sur leur époque et pour qui celle de nos parents était le bon temps. Si l’on pouvait les ramener à l’époque de leurs parents, est-ce qu’ils ne récrimineraient pas aussi ? Le passé dont tu crois que c’était le bon temps n’est bon que parce qu’il n’est pas le tien ». Et Augustin d’ajouter pour qui est disciple de Jésus : « Maintenant que tu as cru au Fils de Dieu, maintenant que tu as abordé ou lu la Sainte Écriture, je m’étonne de ce que tu t’imagines qu’Adam a connu le bon temps. » Le réel ne se fuit pas dans une vaine idéalisation d’hier ou de demain. Le réel s’incarne, s’assume et se projette. Il se vit, le moins mal possible, avec l’énergie des facultés humaines et le don de la foi. Laissons cohabiter en nous le prophète et le sage. Il est sain que, selon les quarts d’heure et les sollicitations concrètes, se révèlent en nos cœurs le désir transformateur et le réalisme lucide. Il est légitime que nous alternions entre les idéalisations mobilisatrices et le sentiment désabusé. Le rêve et l’impatience, la rage et le coup de blues sont tellement humains. Sans improviser ici une psychanalyse digne de « brèves de comptoir », il est compréhensible que le confinement génère le chaud et le froid, l’exaltation de partir vers des grands espaces et la crainte ridicule de croiser d’autres terriens dans le métro. L’épreuve du Covid est loin d’être achevée. Très loin. Elle dénude de tout maquillage notre perception de soi ou d’autrui. Elle ravive la meilleure comme la plus sordide intention. Un combat intérieur entre ce qui doit être et le possible ne peut qu’alterner en nos psychismes et notre vie spirituelle. Gaston Piétri écrit : « Dans l’Ecriture, il y a le prophète et le sage. Le croyant est à la fois l’un et l’autre. Croire au pouvoir de modifier le réel. Savoir aussi en discerner les rudes contours ! Le véritable amour ne peut être pure généralisation de ce qui est personnellement ressenti. » Ne soyons donc pas surpris si l’actualité collective, et l’actualité plus prosaïque de notre cellule familiale ou communautaire, nous font tanguer fortement; passer de déception à allégresse, de projets à renonciation. L’essentiel est et, sera, de chercher en soi et en autrui, le centre de gravité qui nous anime. Qu’est ce qui fonde l’amour de notre couple ? Qu’est ce qui nous réjouit entre parents et enfants ? En quelle ancre se fonde l’amitié ? Qu’est la valeur du travail bien fait ? En quoi consiste le devoir d’Etat ? Que sont pour soi et pour nos frères les dons de la foi, de l’espérance et de la charité? En ces temps où tout est remis en question, gardons-nous de décisions hâtives et émotionnelles. Ne brisons pas une relation sans lui redonner sa chance. Ne faisons rien d’irréversible. Mesurons ce qui est relatif et ce qui est grave. Regardons le contexte de notre proximité comme de la planète : innombrables seront les personnes affectées par les secousses. Sanitaires pour les unes. Économiques pour d’autres. Affectives ici, morales là. En cet immeuble, on pleurera un proche emporté par le Covid. En cette maison, on aura perdu son emploi. Cette persienne ne dévoilera plus l’étalage. Ici, on ne se relèvera pas. Là, on ne repartira qu’au ralenti. Le chant des oiseaux redevenu audible par notre moindre carbone, le cri des enfants bientôt perceptible dans les écoles, la fidélité courageuse de ceux qui ont tenu pour notre vie dans le confinement, doivent être référence pour notre agir ! Notre boussole aimante est là dans une prédilection pour ce qui ce qui est fragile et aspire à aimer. La crise est rude. Saint Paul nous invite à surtout recueillir le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, bonté, patience, bienveillance maîtrise de soi, douceur. (Galates 5,22). En temps de tempête et d’incertitude, tout spirituel passé par le crible de l’épreuve te dira : ne décide rien précipitamment qui soit déterminant, sans vérifier ce fruit en toi ! Tu ne fonderas rien de bon si tu ne cherches ce fruit tangible en ce que tu projettes de faire. Soyons responsables à ce degré de profondeur. Ne rêvons pas un « après Covid » qui ne jaillisse de nous-mêmes. Elles sont agaçantes ces affirmations : « Plus rien ne sera comme avant ». La nature humaine ne changera pas du tout au tout. Le monde d’après se construit avec les humains du monde d’avant. Le monde d’après se tisse en ce moment même. Le plus à craindre, comme le dit très justement l’économiste Daniel Cohen, serait que la numérisation des relations supplante la relation directe. Se réjouir du potentiel inouï que génère le numérique pour briser les solitudes actuelles ne doit pas laisser ce numérique devenir le régent absolu et ultime de notre vivre ensemble. Nous sommes de chair et de sang ! Nous aspirons à nous embrasser. À célébrer en assemblée. À être convives. À applaudir, vibrer à l’unisson. Gardons la main ! Que ce qui doit être fait par la technologie le soit. Mais que ce ne soit pas au prix de notre incarnation la plus relationnelle. Ne devenons pas esclaves de ce que l’outil permet prodigieusement. Soyons encore à l’initiative d’user de lui. Sachons nous indigner. Sachons nous émerveiller. Soyons des humains, serviteurs de Celui que François de Sales nomme le « Dieu du cœur humain ». Dans la même journée, n’acceptons pas que se déroulent des faits injustes et inacceptables, et vibrons de joie et d’encouragement en faveur du bien, du beau, du grand, de l’édifiant. Aidons les peurs à se transcender, apaisons les violences, valorisons le juste et le fécond. Décourager, par exemple, une soignante d’habiter son immeuble par crainte de contamination est aussi dérisoire qu’abject. S’ingénier à trouver des solidarités nouvelles pour mal-voyants et mal-entendants en contexte inédit est en revanche hautement louable. Honte à celui qui croit exploiter la peur ou le malheur d’autrui. Bénie soit la violoniste qui monte sur la terrasse d’un hôpital pour encourager malades et soignants ! Merci à toi fidèle à ta tâche vitale. Aujourd’hui, on te loue parce que la rareté et la peur nous font dépendre de toi. Puisse une reconnaissance envers toi être effective et durable demain. Pestons contre l’Europe quand elle piétine sur l’essentiel. Encourageons-la quand elle accélère la recherche vaccinale. Ne soyons pas naïfs d’une communauté internationale hélas encore trop embryonnaire. Mais n’oublions jamais que nous n’avons pas de planète de rechange. Engrangeons ce que nous enseigne cette période inédite. Recueillons fidèlement comme Marie, dans l’évangile, à la fois les évènements et leur lumière intérieure. Le curé de La Madeleine tient, par exemple, un remarquable journal du confinement. On y lit la plus fidèle relation qui soit au vécu, et la plus empreinte de ce que Vatican II appelle la charité pastorale. Notons, chers amis, notons comme dit Emmanuel Mounier en quoi l’événement est notre « maître intérieur ». Ces semaines décisives sont à la fois désarmantes et riches. Les vivre ne nous rend pas indemnes. En relater le déroulé et la leçon ne peut que forger notre être vers davantage de clairvoyance et de fraternité. Chacun a sa façon de faire : écriture, musique, peinture, photo, tournage… Que tout ceci soit partagé dans nos conversations « au coin du feu ». Que tout ceci se papote au quotidien et tisse la grande histoire des hommes. Oui, engrangeons ce que nous révèle ce moment ! Et même quand nous ne savons qu’en dire souvenons-nous comme Edith Stein : « N’essaye pas de mesurer ce que tu comprends à la manière dont tu sais le dire. Ce que tu as compris te pénètre agissant en toi, rayonnant de toi, même s’il t’est impossible de l’exprimer ». Éboueur à qui je viens de sourire à la levée de ce jour, aide-soignant qui me disait hier au téléphone ta joie d’aimer, jeune qui m’écrit ta recherche vocationnelle, relation enfouie que le confinement vient de raviver à la mémoire, tant de choses rayonnent de vous et qu’il est impossible d’exprimer ! C’est le temps pascal ! Le Ressuscité montre ses plaies à Thomas. « Avance ta main. Mets-la dans mon côté » (Jean 20). L’amour a vaincu la mort. Mais l’amour ne dédaigne pas montrer ses blessures à ce qui doit encore être vaincu en nous. « Cesse d’être incrédule. Deviens croyant ». Votre fidélité au rendez-vous hebdomadaire de cette newsletter nous fait chaud au cœur. Merci de relayer ces contenus tissés de nouvelles, de projets, de communion fraternelle et d’espérance pascale. Merci d’apporter à l’équipe de communication ce qui peut être relaté. La lutte contre le Covid est âpre. Un amour blessé se bat en nous afin que l’homme vive ! 

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4 mai 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Emmanuel, prêtre SdB, Lyon

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3 mai 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Benjamin des Gones@Bosco

La leçon du papillon.
Un jour, apparut un petit trou dans un cocon. Un homme, qui passait là par hasard, s’arrêta, et durant de longues heures, observa le papillon qui s’efforçait de sortir par le petit trou. Après un long moment, le papillon semblait avoir abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit. On aurait dit que le papillon avait fait tout ce qu’il pouvait, et ne pouvait plus rien tenter d’autre. Alors l’homme décida d’aider le papillon. Il prit un canif et ouvrit le cocon. Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdi; ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine. L’homme continua à observer le papillon, pensant que, d’un moment à l’autre, ses ailes s’ouvriraient et qu’elles seraient capables de supporter son corps pour qu’il puisse enfin s’envoler. Hélas, il n’en fut rien ! Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais, il ne put voler. » Ce que l’homme, avec son geste de gentillesse et son intention d’aider, ne comprenait pas, c’est que le passage par le trou étroit du cocon, était l’effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps à ses ailes, de manière à pouvoir voler. C’était le moule à travers lequel la vie le faisait passer pour grandir et se développer. Parfois, l’effort est exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie. Si l’on nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer d’obstacles, nous serions limités. Nous ne pourrions pas être aussi forts que nous le sommes. Nous ne pourrions jamais voler. J’ai demandé la force… Et la vie m’a donné des difficultés pour me rendre fort. J’ai demandé la sagesse… Et la vie m’a donné des problèmes à résoudre. J’ai demandé la prospérité… Et la vie m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler. J’ai demandé à pouvoir voler… Et la vie m’a donné des obstacles à surmonter. J’ai demandé l’amour… Et la vie m’a donné des gens à aider dans leurs problèmes J’ai demandé des faveurs… Et la vie m’a donné des potentialités. Je n’ai rien reçu de ce que j’avais demandé… Mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin. Vis la vie sans peur, affronte tous les obstacles et démontre que tu peux les surmonter.

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2 mai 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Inès du MSJ

Je souhaitais écrire un mot du soir et je ne savais pas vraiment pas quoi commencer et puis je voulais simplement dire merci !
Merci pour les mots du soir qui me permette de bien finir la journée,
Merci à ma famille pour nos parties de cartes bien dynamiques 😉
Merci à mes amis de prendre de m’écouter sur mes inquiétudes souvent irrationnelles,
Merci à ma paroisse de continuer les messes,
Merci à ceux qui travaillent pour que nous puissions continuer vivre,
… et simplement merci à Dieu pour ce temps, j’ai enfin le temps de prendre le temps.

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1er mai 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Pierre des Gones@Bosco

Quand j’étais gamin, nous chantions à l’arrivée du mois de mai « …c’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau … »
De nos jours le mois de mai est attendu avec impatience par beaucoup et parfois redouté par les employeurs : c’est le mois des jours fériés et comme nous sommes volontiers inventifs en la matière : le mois des ponts, voire des viaducs !
Voici quelques jours notre fils Manu qui vit au Brésil me disait qu’il chômait ce jour-là en mémoire de je ne sais plus quel illustre inconnu. Peu de jours de congés pour les brésiliens me disait-il, mais beaucoup de jours fériés. Ce qui m’a rappelé la condition de nos ancêtres.
Sous l’ancien régime, point de congés payés évidemment mais heureusement l’Eglise imposait plusieurs dizaines de jours de repos comme les fêtes de la Vierge, les fêtes des apôtres et autres saints qui tiennent le haut du pavé (si tant est qu’il y ait des rues au Paradis), et jusqu’aux fêtes des saints locaux. Imaginez la déconvenue des paysans qui au XVIème siècle ont vu passer leur seigneur à la réforme avec armes et bagages : c’étaient eux les bagages ! Pas de culte des saints chez les protestants : pas de jours repos supplémentaires. La pilule devait être amère pour beaucoup. La révolution a réduit les fériés religieux à la portion congrue mais la République nous a gratifié d’une fête nationale puis de deux jours pour commémorer nos valeureux combattants. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Combien d’entre-nous se rendent à l’église le 15 août ou au monument aux morts le 11 novembre ? Les syndicats peinent à mobiliser pour défiler le 1er mai … à défaut, ces beaux week-end prolongés sont l’occasion de rassemblements familiaux ou entre amis. Ne boudons pas notre plaisir ! Si fête il y a, c’est encore celle des tiroirs-caisses des compagnies pétrolières et des péages autoroutiers et malheureusement aussi l’occasion d’accidents de la route. Je ne sais pas pour vous mais moi ça ne me branche pas.
En revanche, profiter d’un long week-end de pour cheminer ensemble sur les sentiers du Piémont en compagnie du Seigneur et de Marie-Auxiliatrice : quelle belle et joyeuse perspective ! Nous devions le faire cette année pour l’Ascension notre Pélè de Fourvière au Colle Don Bosco. Ce n’est que partie remise et cette année, je marcherai dans ma tête, et comme je sais que je ne serai pas le seul à le faire, c’est en communion avec vous tous que j’avancerai !

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30 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Laurent des Gones@Bosco

Bonne nouvelle : le monde devient de plus en plus complexe !
Donc là, vous vous dites : ça y est, il a totalement pété les plombs ! Comment peut-on se réjouir de la complexité ?
Cette pandémie et le témoin de ce monde complexe comme le rappelle le philosophe et sociologue Edgar Morin dans son interview au Monde du 19 avril. « Elle nous apporte un festival d’incertitudes. Nous ne sommes pas sûrs de l’origine du virus : marché insalubre de Wuhan ou laboratoire voisin, nous ne savons pas encore les mutations que subit ou pourra subir le virus au cours de sa propagation. Nous ne savons pas quand l’épidémie régressera et si le virus demeurera endémique. Nous ne savons pas jusqu’à quand et jusqu’à quel point le confinement nous fera subir empêchements, restrictions, rationnement. Nous ne savons pas quelles seront les suites politiques, économiques, nationales et planétaires de restrictions apportées par les confinements. Nous ne savons pas si nous devons en attendre du pire, du meilleur, un mélange des deux et plus nous avançons et plus nous allons vers de nouvelles incertitudes ». Et lorsqu’on lui demande si cette crise est celle de la complexité, il répond : « Les connaissances se multiplient de façon exponentielle, du coup, elles débordent notre capacité de nous les approprier, et surtout elles lancent le défi de la complexité : comment confronter, sélectionner, organiser ces connaissances de façon adéquate en les reliant et en intégrant l’incertitude. Pour moi, cela révèle une fois de plus la carence du mode de connaissance qui nous a été inculqué, qui nous fait disjoindre ce qui est inséparable et réduire à un seul élément ce qui forme un tout à la fois un et divers. En effet, la révélation foudroyante des bouleversements que nous subissons est que tout ce qui semblait séparé est relié, puisqu’une catastrophe sanitaire catastrophise en chaîne la totalité de tout ce qui est humain. Il est tragique que la pensée disjonctive et réductrice règne en maîtresse dans notre civilisation et tienne les commandes en politique et en économie. Cette formidable carence a conduit à des erreurs de diagnostic, de prévention, ainsi qu’à des décisions aberrantes. J’ajoute que l’obsession de la rentabilité chez nos dominants et dirigeants a conduit à des économies coupables comme pour les hôpitaux et l’abandon de la production de masques en France. A mon avis, les carences dans le mode de pensée, jointes à la domination incontestable d’une soif effrénée de profit, sont responsables d’innombrables désastres humains dont ceux survenus depuis février 2020 ».
Alors, face à ce constat, que faut-il faire, baisser les bras, penser que les dés sont jetés et qu’on ne peut plus rien faire ? Bien au contraire, ce diagnostic d’un monde complexe est une formidable raison pour rebondir. Il nous invite :

  • à trouver de nouvelles solutions : nous avons là une formidable opportunité d’innovation ! 
  • à se méfier des postures de sachant. L’homme providentiel devient de moins en moins crédible.
  •  à nous de décentraliser, décloisonner, associer, coopérer … trouver de nouvelles formes de vivre le collectif !
  • à interroger le sens de nos actions, leur adéquation à nos valeurs … nous sommes appelés à créer de nouvelles formes de convivialité, d’éthique. : quel beau programme pour se réinventer !

Pierre Levy, sociologue et chercheur, parle de la nécessité de créer des écosystèmes d’idées pour gérer cette complexité, d’écologie des idées qui invente une intelligence collective. Et si on y prête bien attention, la pédagogie salésienne n’a-t-elle pas été précurseur de cette intelligence en se tournant délibérément vers la bienveillance, mais pas la naïveté, vers l’action et pas l’oisiveté, vers l’implication et pas l’isolement, vers le jeu qui véhicule des règles et des principes pour atteindre un objectif commun ? « Sans toi je ne peux rien faire » disait Don Bosco. Quel plus beau message d’intelligence collective ? Quel plus beau message pour naviguer dans ce monde complexe.
Réjouissons-nous !

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29 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par les scouts de Tassin

MERCI !

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28 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Marie du MSJ

Après les traditionnels applaudissements à 20h, je me retrouve à discuter avec ma voisine, chacune à nos fenêtres, et elle m’apprend qu’elle est enceinte. Quelle belle nouvelle ! Et voilà que je me dis qu’elle est un peu « confinée à 2 ». Mais en fait, non, il y a un bébé confiné à l’intérieur d’une maman confinée. Mais oui c’est ça : nous avons tous déjà été confinés, pendant les 9 premiers mois de nos vies. Et comme aujourd’hui, il ne fallait pas sortir trop tôt sous peine de grand danger. Voilà que toute vie commence confinée. Le confinement ne serait donc pas si terrible. Pendant les 9 premiers mois de notre vie, nous avons tous bien grandi. Et si je profitais de ces quelques semaines d’isolement pour grandir moi aussi, changer. J’essayerai de passer de la jeune fille que j’étais, pleine de certitude, qui ne s’était jamais rendu compte de la chance qu’elle avait d’aller et venir et de passer du temps avec ses proches à une adulte solidaire, responsable, rendant grâce pour tous les plaisirs de la vie. Dans le ventre de ma mère, mes membres se sont développés. Pendant ce confinement, j’ai découvert que mes mains pouvaient servir à envoyer des cartes aux personnes âgées et que mes pieds étaient essentiels pour me hisser à la fenêtre et créer du lien avec les voisins. J’ai découvert que le toucher était le ciment de nos relations et que le contact visuel permettait de faire passer tellement plus de choses qu’au téléphone. Si mon développement n’a pas été aussi spectaculaire que le passage d’un embryon à un bébé, j’en ai tout de même découvert des choses. Mais voilà que ma sortie s’approche. Comme un bébé rencontre ses parents, je vais retrouver mes amis, mes proches, et vivre la joie de ces rencontres. Comme un bébé prend sa première respiration, je vais sentir l’air sur ma tête, me réchauffer avec les rayons du soleil, et pour la première fois je vais me rendre compte à quel point cela fait du bien. Comme un bébé fait son premier sourire, je vais vivre pleinement chaque instant, cultiver les amitiés, rendre grâce pour la liberté … et me souvenir avec émerveillement de ces quelques semaines confinées qui m’ont permis de passer d’un amas de cellule à un bel être humain, de quelqu’un qui n’avait pas pris conscience de tous les plaisirs de la vie à une personne émerveillée par chaque sortie, chaque rencontre, chaque instant à vivre … et oui, je vais renaître !

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27 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Jean-Marie Petitclerc, prêtre SdB

Survivre à la crise dans une dynamique pascale !
Lors de son homélie prononcée le 27 mars, sur la place St Pierre vide de toute présence, François disait : « Nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. » Ah ! si nous avions su écouter les prophètes… Une tempête inattendue … Il est vrai que l’ampleur de cette crise sanitaire a surpris et déstabilisé les gouvernants de notre pays, comme ceux de l’ensemble du monde. Voici que l’apparition d’un organisme microscopique a provoqué le dérèglement de la planète. Le modèle économique, dont l’homme était si fier, est en voie d’effondrement, et notre système de santé, dont nous pensions qu’il pouvait nous protéger de tout, s’avère fragile. Et pourtant, certains experts avaient prévu une telle éventualité. Jacques Attali, qui fut mon professeur d’économie à l’école Polytechnique, écrivait dès 2009 : « La globalisation du marché et la libre circulation qu’elle favorise laissent craindre la possibilité, dans la prochaine décennie, d’une ou plusieurs pandémies constituant une menace majeure pour la survie de nombre de gens, d’entreprises, de pays ; une crise à la fois sanitaire, économique et humaine de vaste ampleur, en ralentissant la circulation des gens et des objets (…) Aux Etats-Unis, elle pourrait causer la mort de 90 000 personnes ; jusqu’à 1,8 million de patients pourraient être hospitalisés dont 300 000 pourraient être traités dans un centre de soins intensifs. » (Jacques ATTALI – Survivre aux crises – Fayard 2009 p. 100) Véritable parole prophétique … Mais, comme souvent, on n’a pas voulu écouter. L’heure où les masques tombent … Voici qu’avec cette crise, l’orgueil de l’homme, toujours prêt à reconstruire la tour de Babel en pensant pouvoir tout maîtriser, en a pris un sacré coup. Comme le souligne le pape François, en commentant le récit de la tempête apaisée (Marc 4, 35-41) : « La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’  « emballer » et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment « salvatrices », incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité. À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos « ego » toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune, à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères. » Et nous avons vu, dans notre pays, en plein cœur de la crise, émerger des signes d’une fraternité qui se renforce : ces gens qui applaudissent chaque soir sur leur balcon pour encourager tous les soignants prêts à risquer leur vie pour gagner la guerre contre le virus : ces jeunes étudiants qui se sont portés volontaires pour prêter main forte aux équipes de soignants ou d’éducateurs des établissements de la Protection de l’Enfance, où étaient confinés des enfants et des adolescents empêchés d’aller à l’école et de retrouver leur famille le week-end ; ces jeunes qui créent une chaîne de solidarité pour apporter leurs courses aux personnes âgées et isolées … ou pour soutenir des commerçants en difficultés … et je pourrais citer tant d’autres initiatives, si prometteuses pour l’avenir. Nous voici à la croisée des chemins… Se pose désormais la question de l’après pandémie.  Souvenons-nous-nous, à l’époque où notre pays sortait d’une période sombre, des mots que le Général de Gaulle écrivait à l’abbé Pierre : « Mon cher ami… Puissent les Français conserver le secret de cette fraternité qu’ils surent découvrir aux heures de l’épreuve. » (Abbé Pierre – Fraternité – Édition Fayard p. 129) Saurons-nous tirer les leçons de la crise que nous venons de traverser ? Et apprendrons-nous à mieux anticiper une crise encore plus grave qui se profile à l’horizon, celle provoquée par le réchauffement climatique ? Nous sommes à la croisée des chemins : allons-nous continuer sur la voie de l’individualisme ou allons-nous emprunter celle de la fraternité ? Car, comme aimait le rappeler l’abbé Pierre, « Nous sommes tous constamment confrontés à choisir entre deux chemins, deux sortes d’engagement, deux manières d’être (…) Ces deux voies sont très claires : moi sans les autres ou moi avec les autres. Etre heureux sans les autres ou être heureux avec les autres. Etre suffisant ou être communiant (…) Choisir d’être suffisant, cela signifie se construire, s’accomplir sans tenir compte des besoins, des souffrances et des demandes des autres. C’est être prêt à tout : à écraser, à piller, à exploiter, à nier les autres pour parvenir à ses fins, ou, de manière beaucoup plus fréquente mais néanmoins terrible : ne pas se préoccuper des autres, être indifférent à leur bonheur ou à leur malheur (…) Cependant, on peut choisir d’être communiant, de s’accomplir avec et par les autres, en étant à l’écoute de leurs souffrances et de leurs besoins, d’être heureux en partageant joies, peines et luttes (..). J’ai pris depuis longtemps l’habitude de dire que le partage fondamental de l’humanité n’est pas entre les « croyants » et les « incroyants », mais entre les « suffisants » et les « communiants », entre ceux qui se détournent devant la souffrance des autres et ceux qui acceptent de la partager. Et bien des « croyants » sont des « suffisants », et bien des « incroyants » sont des « communiants ». Combien de non-croyants, en effet, qui ne connaissent rien de l’Évangile, qui n’ont jamais été au catéchisme, savent aimer, partager, donner ? Et combien de croyants vivent repliés sur eux-mêmes et ne mettent jamais en acte le message d’amour de leur religion ? » (Abbé Pierre op. cit. p. 85-88). Faire le choix de la fraternité m’apparaît aujourd’hui comme étant la condition sine qua non de la survie de notre société. Bâtissons le monde d’après… Survivre à la crise va nécessiter pour chacun de manifester « cette appartenance commune à laquelle nous ne pouvons nous soustraire » comme le disait le pape François : « le fait d’être frères ». Il va s’agir de bâtir le monde d’après, en reconsidérant nos manières de vivre et de travailler, en relativisant notre envie de vacances au bout du monde. Il va s’agir de redécouvrir l’importance des liens avec nos proches et nos voisins, de renouveler notre regard sur les personnels soignants et tous ceux qui, dans l’ombre, assurent notre existence quotidienne. Il va s’agir de repenser notre modèle éducatif, en hiérarchisant les valeurs que nous souhaitons transmettre à nos enfants. Il va s’agir de porter un regard critique sur les excès de la mondialisation et de retrouver les bienfaits d’une économie de proximité. Il va s’agir de crédibiliser à nouveau la parole politique, à partir de l’exigence du « parler vrai ». En un mot, il va s’agir de cultiver à l’échelle de notre planète l’esprit de fraternité. Puissions-nous, en cette fête de Pâques, sortir du tombeau de l’individualisme et marcher ensemble sur un chemin de fraternité…Il nous précède sur ce chemin !

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26 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Jaïdette Mambulu du MSJ.

Dans la première lecture de ce dimanche, celle du Livre des Actes des Apôtres, on nous parle de la prescience de Dieu. Mais si Dieu est capable de prescience, sommes-nous libres de nos actes ou notre destin est déjà tout tracé ? Nous ne pouvons pas tenter de répondre à cette question aussi simplement qu’en choisissant une de ces 2 propositions. Nous sommes tous libres. Dieu nous aime de façon inconditionnelle. Il nous laisse la liberté de l’aimer ou non. Il ne nous aime pas à condition que nous le suivons ou que nous soyons parfait, Il nous aime car nous sommes tous les enfants de Dieu. Dans la parabole du fils prodigue (Luc 15, 11-32), Jésus veut nous faire comprendre que chaque fils est libre de ses choix. Et que peu importe le choix que le fils fait, le père (Dieu) accueillera toujours son enfant les bras ouverts quand il revient sur son chemin. L’amour est empreint de liberté : liberté d’aimer, de rester, de partir, de faire ses choix. Dieu nous laisse donc le choix de nos actes. La prescience est la capacité que Dieu a de prévoir les événements à venir. Il a annoncé la venue de Jésus Christ par les prophètes et les psaumes dans l’Ancien Testament. Cela veut-il dire que le destin de Jésus était tout tracé comme le nôtre d’ailleurs ? Jésus est venu sur terre avec une mission, celle de sauver l’humanité par son sacrifice. Il a accepté sa mission et l’a fait par amour pour l’humanité. Dans le début de l’évangile de Saint Jean, il est dit : – « AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. » Jean 1, 1 – « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. » Jean 1, 14 Jésus est donc Fils de Dieu et Il est Dieu. C’est donc comme si Dieu s’était donné une mission à Lui-même. Quid de nous ? Est-ce que notre destiné est écrite par Dieu des années à l’avance ? Dieu a la faculté de prescience, il connaît notre avenir. Sachant que nous avons la liberté de choix, nous pouvons modifier notre avenir à chaque décision que nous prenons, à chaque action que nous posons. Pour chaque acte librement choisit, Dieu sait ce qui va arriver. Dieu a des plans d’amour, de bonheur et de paix pour nous. Il nous connait parfaitement. Dieu sait où nous pouvons arriver si nous faisons le choix de cheminer avec Lui, de faire Sa volonté (« Que ta volonté soit faite » Le Notre Père) ainsi que si nous décidons d’en faire autrement. Il y a une infinité de bons chemins et parmi ceux-ci, il y a celui dans lequel Dieu veut nous guider. J’aimerais compléter avec les dires du frère Daniel-Marie (prêtre franciscains de Bruxelles) : « Si nous sommes sincères, Il sait récupérer toutes nos erreurs. Notre entière liberté (celle des créatures) est contenue dans son entière et infinie liberté, celle du Créateur Père : il sait alors nous guider… ». Nos choix et nos actions déterminent la vie que l’on a. Par Son amour, Dieu nous laisse libre de choisir.

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25 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Philippe des Gones@Bosco.

Aime-toi avec tes fêlures !
« Une vielle dame possédaient deux grands pots de terre qu’elle portait suspendus de chaque côté d’une perche appuyée sur son cou pour aller puiser l’eau de la rivière. Un des pots était fêlé alors que l’autre était en parfait état. A la fin de sa longue marche de la rivière à sa maison, le pot fêlé n’avait plus que la moitié de son eau alors que l’autre pot était plein. La vielle dame fit ce chemin quotidiennement durant des années et elle ne rapportait qu’un pot et demi d’eau. Bien sûr, le pot intact était très fier de ce qu’il accomplissait pour la vielle dame mais le pauvre pot fêlé se désolait de son imperfection. Il se sentait triste, coupable de ne réaliser que la moitié du travail demandé. Alors, un jour, il décida de dépasser sa peur et s’adressa à la vielle dame : j’ai honte de moi-même parce que ma fêlure laisse coulé l’eau tout le long du chemin du retour vers la maison. La vielle dame sourit et lui dit en souriant : As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin et qu’il n’y en a pas de l’autre ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure. J’ai donc semé des graines de fleurs de ton côté du chemin et, chaque jour, de retour à la maison, tu les arrosais. Et grâce à toi, j’ai pu cueillir de superbes fleurs pour décorer la maison. Sans toi, simplement en étant ce que tu es, il n’y aurait pas pu y avoir toute cette beauté pour agrémenter mon chemin et ma maison. Chacun de nous avons nos propres manques, nos propres fêlures, mais ce sont chacun de nos défauts qui rendent nos vie collectivement intéressantes. Chaque fêlure rend nos vies singulières et nous invite à trouver ce qu’elle provoque de bon pour nous et les autres. »
Donc, à tous mes amis, et en particuliers aux fêlés, passez une superbe journée et rappelez-vous de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin !

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24 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Sophie des Gones@Bosco.

On a tous la possibilité d’être un coeurdonnier !

icon name= »hand-o-right »] 23 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Agathe & Victor, chefs scouts.

Nous sommes dans une période étrange et exceptionnelle. Cela fait un peu plus d’un mois que nous sommes dans cette situation et il nous reste un peu moins d’un mois : ce qui signifie que nous touchons le bout. Comment avons réussi à traverser cette étape ? Pour nous, le contact avec l’extérieur a été vraiment important. Nous avons appelé nos parents, nos grands-parents, nos amis et nos scouts. En tant que chef scout il est important de maintenir un lien avec eux. Le scoutisme n’a pas de barrières ni de frontières et l’adaptation à chaque situation est une des valeurs de ce mouvement. Nous avons proposé à nos petits gars plusieurs défis tels que dormir dans leur duvet, manger dans leur gamelle, envoyer une lettre à une personne dans un EPHAD… Mais en réalité être scout est un état d’esprit avant tout. Vous pouvez vous aussi, chez vous, réaliser ces défis pour casser la routine de ce fameux confinement.
Nous attendons vos photos !

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22 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Michel, curé des 3 paroisses Lyon5-Tassin

21 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Isabelle des Gones@Bosco de Lyon

Il nous est donné de vivre le temps de Pâques en confinement. Il nous est donné de nous émerveiller des initiatives individuelles et collectives pour faire de ce temps un temps de fête. Il nous est donné d’admirer la solidarité et la fraternité qui se manifestent. Il nous est donné de d’apprécier différemment notre quotidien. Il nous est donné de nous réjouir d’un message, d’un appel, d’un apéro « zoom ». Il nous est donné de réaliser que cette période a des bienfaits que nous n’imaginions pas. Et si ce temps était celui du don ? Pas de place pour revendiquer «plus», «mieux», «différent», «comme le voisin»… mais un espace pour prendre conscience de tout ce qui m’a été donné par Dieu, par les hommes, par ceux qui aujourd’hui me manquent . Quelle richesse incroyable, quel trésor ! Aujourd’hui, il m’est donné de rendre grâce pour ma vie. Et si demain, j’ai un « coup de mou », je me souviendrai que tout ce qui m’a été donné ne m’est jamais repris … et sans doute, en cherchant bien, je trouverais une ou deux étincelles qui me seront données pour faire briller ma vie. Alors surtout, n’hésitons pas : «Donnez, et il vous sera donné» (Luc 6,38). Quelle promesse !

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20 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Catherine des Gones@Bosco de Lyon

Prière de Sœur Emmanuelle :
Seigneur, accorde-moi cette Grâce : que rien ne puisse troubler ma paix en profondeur, mais que j’arrive à parler santé, joie, prospérité à chaque personne que je vais rencontrer, pour l’aider à découvrir les richesses qui sont en elle. Aide-moi surtout, Seigneur, à savoir regarder la face ensoleillée de chacun de ceux avec qui je vis. Il m’est parfois si difficile, Seigneur, de dépasser les défauts qui m’irritent en eux, plutôt que de m’arrêter à leurs qualités vivantes, dont je jouis sans y prendre garde. Aide-moi aussi, Seigneur, à regarder ta Face ensoleillée, même en face des pires événements : il n’en est pas un qui ne puisse être source d’un bien qui m’est encore caché, surtout si je m’appuie sur Marie. Accorde-moi, Seigneur, la Grâce de ne travailler que pour le bien, le beau et le vrai, de chercher sans me lasser, dans chaque homme, l’étincelle que Tu y as déposée en le créant à ton image. Accorde-moi encore d’avoir autant d’enthousiasme pour le succès des autres que pour le mien, et de faire un tel effort pour me réformer moi-même que je n’aie pas le temps de critiquer les autres. Je voudrais aussi, Seigneur, que tu me donnes la Sagesse de ne me rappeler les erreurs du passé que pour me hâter vers un avenir meilleur. Donne-moi, à toute heure de ce jour, d’offrir un visage joyeux et un sourire d’ami à chaque homme, ton fils et mon frère. Donne-moi un cœur trop large pour ruminer mes peines, trop noble pour garder rancune, trop fort pour trembler, trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit. Seigneur, mon Dieu, je Te demande ces Grâces pour tous les hommes qui luttent aujourd’hui comme moi, afin que diminue la haine et que croisse l’amour, car depuis ta Résurrection, la haine et la mort ont été vaincues par l’Amour et la Vie. Ouvre mes yeux à l’invisible pour que rien n’arrive à ébranler l’optimisme de ceux qui croient en Toi et qui espèrent en l’Homme.
Amen.

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19 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Séverine Leman de MSJ / VIDES

Il était une fois un enfant qui me tira le bout de la manche, et me demanda ce qu’il s’est passé en l’an de grâce 2020. Je lui ai répondu : « Ouvre grand tes oreilles, écoute et apprends car c’est une histoire incroyable ».
Alors j’ai ressorti un petit bout de papier chiffonné que je n’avais plus touché depuis 40 ans. J’ai pris mes lunettes au fond du tiroir de la salle à manger et je me suis mise à lire.
« Hier, nous vivions dans un monde individualiste où les inégalités étaient au plus haut. Hier, nous construisions des murs entre les pays car nous avions peur de l’autre, nous ne voulions pas partager notre chez nous. Hier, les gens couraient partout pour gagner un petit papier que l’on appelle argent pour vivre et le dépenser. Hier, nous ne calculions en rien nos déplacements avec nos voitures, nos avions, nos fusées pour atteindre des contrées inexplorées. Hier, nous étions tellement dans notre routine que la voir fut impossible. Hier, les familles avaient une difficulté dans leur construction et dans leur stabilité. Hier, nous mettions nos aînés dans des maisons de retraite car la société était ainsi construite, on ne prenait plus le temps de soigner et accompagner les personnes en fin de vie. Hier, le gaspillage était une réalité frustrante, la nature devait s’habituer à tous nos déchets systématiques. Hier, nombreuses étaient également les personnes qui se sont révoltées pour que ce quotidien change. Hier, des particuliers, des associations, des sociétés ont pris les choses en main pour protéger la nature. Hier, les animaux ne demandaient qu’une chose : être protégé et vivre dans un environnement sain. Hier, les changements climatiques étaient un fait. Hier, était hier et puis une petite bête que l’on a appelé Covid19 nous a bousculé car elle a touché chaque personne présente sur la planète terre.
Et le aujourd’hui est survenu.
Aujourd’hui, tout le monde se retrouve confiné chez soi pour un temps indéterminé. Aujourd’hui, les familles se réunissent dans leur maison et dans leur appartement pour redécouvrir une autre façon de communiquer. Aujourd’hui, nous revalorisons certains métiers : soignants, agriculteurs, caissiers, éboueurs, postiers, etc. Aujourd’hui, des moyens de communication se mettent en place pour permettre à chacun de travailler, de parler à ses amis, parents, grands-parents. Aujourd’hui, nous entendons tous les jours à 20h les citoyens qui applaudissent pour remercier le travail de chacun. Aujourd’hui, la solidarité est à son sommet et le respect a repris le centre de chaque relation. Aujourd’hui, l’homme ne se retrouve plus au centre du monde, mais dans un des pôles du cercle de la vie. Aujourd’hui, la nature a repris ses droits, les oiseaux chantant dans le ciel sans être dérangés par les avions, les animaux sauvages n’étant plus chassés, les fleurs dans les villes ne mourant plus par la pollution des pots d’échappement. Aujourd’hui, chacun et chacune amène un petit quelque chose pour que la vie soit plus viable. Et demain ? Demain, j’espère que l’on aura appris de ce temps de confinement pour repartir d’un bon pied et de respecter la mère Nature qui nous permet la VIE .
»
A la fin de cette lecture, une petite larme s’échappe de mon œil. Sans vouloir le cacher, je dis à cet enfant : « tu vois les hommes ont toujours voulu tout contrôler et cela n’a pas abouti à du positif ». Elle me répond : « Pourquoi n’as-tu pas développé le demain ? Tu sais c’est à toi de me raconter ce qu’il s’est passé demain… »

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18 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Sarah de DBYN.

L’amour ne se lasse jamais d’attendre,
l’amour est gentil,
l’amour n’a pas d’envie, 
l’amour n’a pas d’opinion élevée de lui-même,
l’amour n’a pas de fierté.
Les voies de l’amour sont toujours justes,
il n’a aucune considération pour lui-même,
il n’est pas rapidement mis en colère,
il ne tient pas compte du mal.
Il ne prend aucun plaisir à commettre des méfaits, mais il se réjouit de ce qui est vrai.
L’amour a le pouvoir de tout subir, d’avoir foi en tout, d’espérer tout. Si la parole du prophète s’achève, si les langues n’ont plus de valeur, si la connaissance n’a plus de valeur, l’amour n’a pas de fin (Corinthiens 13:4-8).
L’isolement nous oblige à rester loin des personnes que nous aimons, de notre famille et de nos amis. Ces mots nous aident à ne pas nous sentir seuls malgré la distance, à garder espoir malgré la période sombre, à nous sentir libres malgré la quarantaine.

17 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Marie du MSJ.

L’Evangile du jour nous parle d’une des manifestations de Jésus après sa résurrection. Le récit se passe sur le bord de la mer de Tibériade. Les disciples décident d’aller tous à la pêche mais ils ne ramènent pas de poisson. A leur retour de la pêche, un homme, sur la rive, leur demande si ils ont quelque chose à manger. Les disciples répondent que non. Alors l’homme leur dit : « jetez les filets à droite et vous trouverez. » Et là, miracle ! Ils remontent tout un tas de poisson. Bon, c’est là qu’ils comprennent que l’homme, là, c’est Jésus ressuscité… S’en suit un tas de réaction des un et des autres. Bref, ils arrivent tous sur la rive ou Jésus les attends près d’un feu avec du pain et du poisson. Après que les disciples ai ramené la quantité astronomique de poisson sur le rivage, Jésus les invitent à manger. Et là… Il y a une phrase qui m’a interpellé : « Aucun des disciples n’osait lui demander « Qui est-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. » Alors bon… moi je me suis dit : « facile, il doit avoir la même tête qu’avant, Jésus. Normal qu’ils le reconnaissent ! » Mais je me suis rappelée que quand même, ce mec, il était censé être mort ! Alors bizarre qu’il soit de nouveau là… Donc je comprends bien que le doute ai pu plané un moment. Mais ici, c’est marqué dans l’Evangile « Ils savaient que c’était le Seigneur ». Genre ils avaient aucun doute ! Puis je me suis demandé « Est-ce que moi, je l’aurais reconnu ? Est-ce que j’aurais été sûr que c’est Lui ? » Me connaissant, j’aurais sans doute un peu insisté en Lui disant « Nan, mais c’est vraiment toi là ? » Enfin, ça, c’est pas le plus important. Le plus important, c’est aujourd’hui. Est-ce que aujourd’hui, je suis capable de dire « Pas besoin de preuves, je SAIS que c’est le Seigneur » ? Ouai, mais bon, je suis comme beaucoup d’entre vous, je me suis dit que Jésus, il est jamais venu me voir moi sur le bord du lac d’Aiguebelette ! – Hum… Tu es sûr Marie ? – Bin oui, je l’aurais reconnu quand même ! Je sais à quoi il ressemble ! Un gars aux cheveux long, dans une grande toge blanche et des sandales, avec des marques dans les mains et les pieds… Ça vous fait rire ?Et ben moi aussi ! Parce que évidement que ça ne se passe pas comme ça. Moi, je m’étais même pas rendu compte que Jésus, il est venu me voir. Plusieurs fois d’ailleurs ! Mais je ne l’avais pas reconnu. Et des fois encore je ne le reconnais pas, il sait être bien caché. Comment Il est venu me voir ? Et ben, dans 1000 et une choses : ma famille, mes amis, des enfants, des jeunes, un beau paysage, des animaux, une jolie musique ou un jolie tableau… Et oui, Jésus il peut se cacher partout ! Et à travers ce « partout », il nous parle et nous chuchote à l’oreille, il nous invite à venir partager LE repas avec lui, à l’aimer comme il nous aime !
Et toi ? Tu l’avais reconnu Jésus ?

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16 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Laurent de Lyon.

En ce temps de confinement, beaucoup pense sans doute à ce qu’ils feront en sortant après cette longue période à rester dedans. Et toi, tu feras quoi en sortant ?
Moi je ne le sais pas encore, serai-je réellement différent après ce confinement ? Comment vais-je vivre cette sortie ?
Je relis justement l’intervention de notre Cardinal López Romero (oui j’ai décidé de me l’approprier, il est de notre famille salésienne et je me sens tellement en phase avec lui !) que nous avons eu la chance de rencontrer cette année à Lourdes lors du pèlerinage de la famille salésienne. Il nous a justement parlé de ce que « Sortir » signifiait pour lui. Lui qui a connu de multiples sorties pour allez d’un pays à un autre, d’une culture à une autre, d’une religion vers une autre. Et il nous a dit : « Ma maison c’est le monde, ma famille c’est l’humanité ». Et quand on lui a demandé où il puisait cette force pour s’enraciner dans ces nouveaux lieux il nous a répondu : « pour rester jeune il faut changer, sortir de son cadre, de ses habitudes ». Pour lui sortir est synonyme d’exode, mais un exode joyeux, un exode choisi : « vivre en exode n’est pas une question géographique, c’est aller à la rencontre des autres, allers vers l’inconnu, l’imprévisible et avoir la chance de découvrir Dieu là où on ne l’attend pas ». Et il poursuit ainsi : « C’est se laisser emmener par Dieu là où il veut qu’on aille, alors laisse toi porter. L’histoire de Dieu est l’histoire d’une sortie : il sort pour venir vers nous et comme nous sommes à son image, nous devons nous aussi être en sortie ». Fidèle à son engagement sur le dialogue inter religieux (il est cardinal au Maroc), il a insisté sur ceci : « Si vous sortez, ça doit être pour construire des ponts, pas des murs ! Des ponts pour aller vers les autres, pour enrichir et vous enrichir dans le partage ». Enfin, il nous a donné ses 3 conseils pour sortir dans les meilleures conditions : le premier est de sortir en sachant qui l’on est, en ayant fait ce travail d’introspection sur soi-même, le second est de sortir avec l’envie d’aller à la rencontre de l’autre en étant vierge de tout préjugé, et enfin le troisième est de sortir avec sincérité, vis à vis de soi et vis à vis des autres. Voilà, c’est exactement comme ça que je voudrais vivre ma sortie de confinement.
En aurai-je la force ? En tout cas, j’ai tout en main !

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15 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Anne de Lyon.

Jean d’Ormesson écrivait : « C’est ça qui me fait peur dans le bonheur : l’usure, la lassitude, l’effilochage ».
« Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu ».
Durant ce temps de confinement en famille, je voudrais vous partager des petits moments de bonheur inattendus :
– rester en pyjama toute la journée
– prendre un apéro sur WhatsApp avec sa famille, ses amis
– applaudir tous les soirs avec ses voisins
– faire des cours de sport, de yoga en famille
– ne plus prendre la voiture
– faire des blogs
– se laisser pousser la barbe
– vivre une messe en famille sur son canapé
Laissons-nous toucher par l’inattendu, essayons de vivre l’instant présent et osons faire du neuf !

14 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Véronique de Lyon.

Et si ce moment nous permettait de faire le tri et de garder que ce qui est réellement important …

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13 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par la famille Poncet de Tassin.

Au XXème siècle, on concluait ses correspondances par « Veuillez agréer, Madame, Monsieur … ».

Mais ça, c’était avant. Avant les e-mails. Depuis, on termine ses messages par « Cordialement ». Mais ça, c’était avant. Avant le 17 mars. Depuis, l’avez-vous remarqué ? tout le monde (ou presque) signe ses messages par « Prenez soin de vous ». Comme si c’était devenu la chose la plus importante au monde. Dans l’univers professionnel formaté par les formules toutes faites, soudainement, le plus pénible de vos clients, le plus lointain de vos fournisseurs ou le plus exigeant de vos financeurs vous dit « Prenez soin de vous ». Quel bouleversement de l’ordre des choses !
En tant que Chrétiens, cela nous rappelle à quoi nous sommes invités : à être, tout simplement, des hommes et des femmes qui prennent soin des autres et du monde. Car c’est ainsi que le Christ nous appelle : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples » Jean 13,25.
Allez, prenez soin de vous !

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12 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Lisa, 9 ans. 

C’est bien de vivre le jour de Pâques. On est cette année dans notre appartement, CONFINE. Je me suis réveillée tard. Par la fenêtre je vois le ciel bleu. Papa a mis de la musique pendant que ma sœur Brune prépare le petit déjeuner. Ma sœur et moi n’avons pas très envie d’assister à la web’messe organisée par la paroisse Don Bosco. Mes parents en revanche sont très enthousiastes ! Pour faire plaisir, nous allons regarder la « super » web’messe qui nous fera finalement du bien. Après un repas délicieux préparé par papa et maman, nous regarderons un excellent film d’après mes parents. Ce sera une très jolie journée.

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11 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Pierre Halbout des 3 paroisses Lyon5-Tassin 

« Je serai l’étoffe, vous serez le tailleur » !
Comment un garçon de douze ans peut-il prononcer pareilles paroles d’abandon ? 
Certes nous sentons bien toute la fraîcheur juvénile derrière les mots de cet enfant déjà largement imprégné de piété. Au-delà, quelle marque de confiance ! Et dès la première rencontre avec Don Bosco. Ces deux-là étaient vraiment faits pour se rencontrer : La même foi, joyeuse et sereine.
Des mots qui me renvoient à d’autres que nous récitons quotidiennement et sans doute un peu rapidement « Que ta volonté soit faite ! » Des mots qui quelquefois peuvent être si difficiles à prononcer. 
Des mots qui rappellent l’abandon, ce don que Jésus nous fait lors de cette semaine Sainte.
Demandons au Seigneur, par l’intercession de Dominique Savio, qu’il fasse mûrir en nous la petite graine de foi encore et toujours en gestation.

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10 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Gabriel Alsó, ancien élève d’une école salésienne 

Un nouveau virus, une nouvelle époque !
Nous souffrons d’un nouveau virus, un virus qui a mis la société à genoux. De nouveaux temps se préparent pour l’humanité.

Une société mondialisée qui, après avoir recherché les réalisations individuelles et les succès mondains, a lentement permis à beaucoup de gens de glisser dans le péché, et a généré une grande insouciance et une médiocrité spirituelle qui corrompt de l’intérieur, comme l’a affirmé le pape François.
Des temps d’économie qui permettent une vie digne pour tous les êtres humains en reconnaissant que les plus pauvres des pauvres sont nos frères et sœurs. Un temps de gestes qui favorisent une culture œcuménique de la rencontre, sans attitudes égoïstes, plus d’écoute, de dialogue et de sagesse dans la mise en valeur des coïncidences.
Dans ma note du début de la huitième année du Pape François, j’ai mentionné l’existence d’un style de vie comme une « tempête » vertigineuse d’égoïsme et de philosophies matérialistes qui divinisent l’homme ; et la nécessité d’une révolution d’amour et de tendresse. Un monde infecté depuis des décennies par un virus de la fierté qui nous a fait croire que nous sommes des créateurs grâce à la technologie et à la science absolutisées comme voie de salut, a décrit notre récent salésien, le cardinal López Romero.
Nous nous sommes habitués à vivre dans une chute anesthésiée dans l’abîme de la tentation de Carême du diable à Jésus dans le désert. À jouir d’un confort exacerbé accordé par les dieux de l’argent, de la vanité et de l’orgueil inspirés par le malin qui entend s’emparer des cœurs avec le désir de destruction par les vices et les guerres. Destruction de l’œuvre de Dieu.
La clé de notre patience dans les moments difficiles du chemin de la vie, et pour surmonter nos déserts, est de regarder le Christ crucifié dans la prière; avec une prière constante et insistante.
Lorsque nous oublions nos origines et commençons une carrière, nous lâchons nos anges gardiens et nous nous éloignons du chemin de la miséricorde et de la paix intérieure. Souvenons-nous des trois indicateurs des colonisations culturelles et idéologiques de tous les temps : enlever la liberté, défaire l’histoire et la mémoire du peuple et imposer un système éducatif aux jeunes.
Les vicissitudes sont faciles à voir et les opportunités moins nombreuses. « Nous devons devenir, le changement que nous voulons voir », a dit un jour Gandhi. Comme Don Bosco, avec la joie, le service du cœur des autres et la cohérence entre nos paroles et nos actions comme antidote, nous pourrons faire face à n’importe quel virus social et construire sur le roc solide de notre Dieu.
Grâce à François, le monde est devenu un grand temple œcuménique. Nous sommes confrontés à des moments où nous ressentons le besoin de prier, d’être un instrument de paix, de répandre l’amour là où il y a la haine, le pardon là où il y a les offenses, l’union là où la discorde prévaut, la vérité là où les erreurs prévalent, la foi là où il y a les doutes, l’espoir et la joie au milieu du désespoir et de la tristesse.
Ce sont des temps qui ont besoin d’un monde qui comprend que le don est reçu, que l’oubli de soi nous trouve, et qu’en particulier pendant le Carême, en pardonnant et en mourant, nous serons ressuscités à la vie éternelle. Un monde où chacun comprend que la vie consiste à enseigner comment voler, rêver et vivre ; des vols, des rêves et des vies qui ne se répéteront pas.
Un nouveau virus, de nouveaux temps où chacun devrait comprendre combien sont bénis ceux qui donnent sans se souvenir et ceux qui reçoivent sans oublier, comme l’a mentionné Mère Teresa.
Des étapes pour ne pas perdre le goût du rêve, car le rêve est une position privilégiée pour rechercher la vérité et ouvrir les portes de l’avenir malgré les difficultés qui peuvent surgir.
Des moments où l’on se sent salésien en tant qu’ancien élève et où l’on vit pleinement, minute par minute, en écoutant et en observant les besoins des autres selon le style propre à Don Bosco dans la famille, dans la politique et dans la vie sociale.
Le choix est de naviguer dans les effets sociaux de ce virus, ou de mourir en essayant de maintenir des postures égocentriques.
« Que le Seigneur nous aide à nous éveiller de l’esprit de tiédeur, à lutter contre cette douce anesthésie de la vie spirituelle », Pape François.

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9 avril 2020 :ce « Mot du soir » est proposé par Joaquin Lesne, Paroisse salésienne de Paris XXème

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8 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Xavier Ernst, randonneur dans l’atelier du Créateur (… et prêtre salésien à la Paroisse St Jean Bosco Paris XXème)

Je n’aime pas le mot « confinement ».
Déjà parce qu’il commence mal. D’ailleurs, j’espère qu’on ne terminera pas tous à la fin de ce temps comme ce mot l’indique dans son début. Ensuite, la simple parole « confinement » est déjà en elle-même enfermante, oppressante, étouffante. Rien que de l’entendre, je commence à avoir des difficultés de respiration.
Serais-je atteint moi aussi ? Panique à bord !
Or, même si nous ne sommes pas tous égaux devant les conditions de confinement, il faut bien reconnaître que ce temps peut être profondément salutaire… On redécouvre et on réinvente son quotidien, sa vie de couple et de famille, sa maison ou son balcon, sa créativité, le goût des petites choses, ses priorités, son essentiel … Nous nous apprêtons à vivre ce temps béni qui nous conduit immédiatement à Pâques. N’oublions pas trop vite qu’avant de ressusciter, le Christ aussi a été confiné pendant 3 jours !!! Alors, j’ai envie d’inventer aujourd’hui un nouveau mot dans notre langage de l’amour : et si nous appelions le temps béni que nous vivons, cette traversée de la Croix à la Résurrection, non pas confinement, mais bien « confiancement » … On ne fait que rajouter deux petites lettres au milieu, mais elles changent tout … Cela devient un pont non pas pour rester enfermé, mais pour espérer avec confiance que l’Amour et la Vie auront toujours le dernier mot.
Bon confiancement à chacune et à chacun !!!

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7 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Charlotte des Gones@Bosco.

Tout en étant confiné, voici une invitation aux grands espaces, à avancer en pleine nature, en milieu inconu … Ce texte est tiré de « Petit traité de philosophie naturelle » de Kathleen Dean Moore. Elle fait sienne la maxime de Dostoïevski selon laquelle il faut aimer la vie, plus que le sens de la vie. Aimer la vie par dessus tout et peut être que de cet amour naîtra un sens ?

Que nous disent-ils, ces instants semblables à un prisme braqué sur l’existence ? Que disent ce marais et cette humidité, ce vacarme écumant, cet assaut de volonté parmi les saules, cette scène criarde, ces couleurs, ces plumages, ces efforts, ce bruit, cette complexité … tout ce qui ne laisse ni note ni explication ? Rien semble-t-il, si ce n’est qu’il faut continuer. C’est là leçon du marais. La vie concentre toutes ses puissances sur un seul but : continuer à exister. Un marais au crépuscule c’est la vie qui exprime son amour de la vie. Aimer la vie plus que le sens de la vie. Rien de plus. Mais rien de moins et nous serions stupides de nous dire que c’est là une leçon sans importance.

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6 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Alban Pelletier de la communauté salésienne de Paris XXème.

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5 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Laurence des Gones@Bosco.

Enfermés dans nos appartements et nos maisons, nous redécouvrons une nouvelle communication entre nous. Nous échangeons d’une autre manière, malgré la distance. Je vous partage ce soir un poème d’une pasteur, que m’a envoyée une amie Vaudaise et que j’ai reçu comme un cadeau que je vous partage à mon tour.

On pourrait en rester sans fin à la plainte,
penser que le mal jamais ne relâchera son étreinte.
On pourrait aussi se contenter d’être sourd
et passer son chemin quand la violence
défigure l’humain et le prive de tout lendemain.
Mais vivre requiert plus de hauteur,
une réponse habillée de responsabilité.
Vivre commence par une fine attention
à ce qui tremble au-dedans,
ce Nom cousu à notre chair
qui fait lumière là où nous n’y voyons pas clair.
Quand l’impuissance nous prend
devant l’hiver du monde,
il reste la persévérance
à opposer à la désespérance.
Il reste la petite veilleuse
à soigner au profond de l’être,
celle qui porte la guérison
dans ses rayons
et fait soleil là où
nous pétrifie le sommeil.

Francine Carillo, L’Imprononçable, Labor et Fidès

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4 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Laure des Gones@Bosco.

C’est mon premier « mot du soir » …
Je voulais remercier notre grande famille salésienne pour son soutien. Malgré la peur et les inquiétudes, je ressens, notamment grâce à nos échanges, l’amour du Seigneur. Sa présence dans nos foyers est lumineuse. Je propose de penser ce soir à ceux qui ont des difficultés à entendre cet amour, mais aussi à ceux qui souffrent dans leur cœur ou dans leur corps, enfin à ceux qui sont isolés. J’ai découvert récemment Christian Bobin et je joins un petit extrait d’un de ses livres « la lumière du monde » sur la beauté de la nature.
« Je ne vais voir la nature que par intermittence, parce que c’est trop beau. C’est comme si je restais trop longtemps devant un coffre plien de pièces d’or et de pierreries : je deviendrais aveugle. Alors, j’emporte seulement deux ou trois pierres précieuses. Dans la campagne, je peux recevoir la même lettre de soleil qu’un petit bosquet d’arbres, et c’est déjà presque trop. Les platanes sont des gens admirables, et la bienveillance de leurs feuilles lie un commerce avec les enfants des écoles. les fraises des bois ont une lueur terrible, ce sont de toutes particules de braise. Quand on se trouve dans une magie comme celle-là, on peut être étouffé. A un enchantement il faut un contre-enchantement, et rien n’est plus réconfortant alors que de pointer son doigt sur ce qu’on a vu de beau pour le montrer a quelqu’un d’autre. La beauté surgit si brutalement qu’on peut en être écrasé. Un champignon peut déléguer un parfum pour m’attirer, comme un enfant qui viendrait me tire par la manche. Quelque chose s’approche de nous jusqu’à ce qu’on l’entende. Ainsi, les tourterelles ont dû se mettre à plusieurs pour arriver à me faire lever la tête et, sil elles portaient toutes le même collier noir, elles étaient bien plus belles que l’Olympia de Manet ».

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3 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Philippe des Gones@Bosco.

Ressentez-vous que le monde est brisé ? Oui
Ressentez-vous que les ombres s’intensifient ? Oui
Mais savez-vous que toute l’obscurité n’empêchera pas la lumière de passer à travers ? Oui
Souhaitez-vous pouvoir voir toutes choses nouvelles ? Oui
Est-ce toute la création qui gémit ? Oui
Est-ce une nouvelle création qui arrive ? Oui
Est-ce la gloire du Seigneur qui doit être la lumière au milieu de nous ? Oui
Est-ce bon pour nous de nous remémorer tout cela ? Oui
Quelqu’un est-il digne ?  Quelqu’un est-il entier ?
Quelqu’un est-il capable de briser le sceau et d’ouvrir le rouleau ?
Le lion de Juda qui a conquis la tombe
Il est la racine de David et l’Agneau qui est mort pour racheter l’esclave
Est-il digne ? Est-il digne ?
De toute bénédiction et honneur et gloire ?
Est-il digne de cela ? Il est !
Le Père nous aime-t-il vraiment ? Oui
L’Esprit plane-t-il parmi nous ? Oui

Et Jésus, notre Messie, soutient-il pour toujours ceux qui l’aime ? Oui
Notre Dieu a-t-il encore l’intention de rester avec nous ? Oui
Quelqu’un est-il digne ?
Quelqu’un est-il entier ?
Quelqu’un est-il capable de briser le sceau et d’ouvrir le rouleau ?
Le lion de Juda qui a conquis la tombe
Il est la racine de David et l’Agneau qui est mort pour racheter l’esclave
De chaque personne et tribu
Chaque nation et langue
Il nous a fait un royaume et des prêtres à Dieu
Pour régner avec le Fils
Est-il digne ? Est-il digne ?
De toute bénédiction et honneur et gloire ?
Est-il digne ? Est-il digne ?
Est-il digne de cela ? Il est !
Il est digne, Il est digne
De toute bénédiction et honneur et gloire !
Il est digne de cela !
Il est !

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2 avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Jean-Marie Petitclerc, prête salésien de Don Bosco.

A l’écoute de Marie en ce temps de crise sanitaire …

A l’heure de cette crise sanitaire, aussi inédite qu’exceptionnelle, tant par la brutalité de son apparition que par l’ampleur de son développement, notre Recteur Majeur invite chaque membre de la famille salésienne à se tourner vers Marie Auxiliatrice, qui n’a cessé d’assister et de protéger Don Bosco tout au long de sa vie et de son œuvre. Aussi me parait-il important de nous rappeler les trois conseils que Marie prodiguait à Don Bosco encore enfant, lorsqu’elle lui présenta son champ d’action : « Sois humble, fort et robuste ! ». Ces conseils, énoncés à la fin du rêve des 9 ans, peuvent, à mes yeux, constituer la source de notre méditation pour aujourd’hui.

Sois humble !
A l’heure où l’apparition d’un petit virus de rien du tout provoque le dérèglement de la planète ! Le modèle économique, dont l’homme était si fier, est en voie d’effondrement, et notre système de santé, dont nous pensions qu’il pouvait nous protéger de tout, s’avère fragile. L’orgueil de l’homme, toujours prêt à reconstruire la tour de Babel en pensant pouvoir tout maitriser, en prend un sacré coup ! Alors certains se plaisent à dire que c’est lui qui a « inventé » ce virus, en faisant circuler sur les réseaux sociaux cette fake news, basée sur la méconnaissance du sens du mot « inventeur » dans le langage de la recherche scientifique : « inventeur » signifie « découvreur », et non créateur. On parle ainsi des « inventeurs » de trésors pour qualifier ceux qui les découvrent. D’autres se posent la question du « Pourquoi ? » Pourquoi telle personne est contaminée, et pas telle autre, vivant pourtant dans les mêmes conditions ? Pourquoi telle personne développe une forme grave de la maladie, alors que telle autre ne ressent aucun symptôme ? On a tendance à oublier le message adressé par Jésus lors de l’effondrement de la Tour de Siloé. « Ces 18 personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous le dis : Pas du tout. Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même ! » (Lc, 13, 4-5). L’important, aujourd’hui, consiste, non pas à s’égarer dans un questionnement sans fond sur le thème du « Pourquoi ? », mais à répondre à l’appel à la conversion : non pas se fermer sur soi-même, mais s’ouvrir aux autres et au Tout autre. Telle est l’invitation qui nous est faite durant ce carême à l’allure de quarantaine. A une époque où l’individualisme était devenu la règle, cette crise nous rappelle combien il est important de penser non seulement à soi, mais aussi aux autres, que se protéger et protéger les autres vont de pair, que nous appartenons à une communauté de vie dont il faut prendre soin.

Sois fort !
A l’heure où nous voilà obligés de changer complètement de rythme de vie ! Des activités, des rencontres qui nous paraissaient essentielles, ne peuvent plus avoir lieu. Et nous ressentons douloureusement le manque de ces gestes de proximité et de tendresse avec ceux qui nous sont chers, 

ces gestes qui nous procuraient réconfort et soutien et qui nous sont désormais interdits. Oui, il nous faut être fort, si nous voulons résister à la déprime ambiante. Certains commentateurs de la pédagogie salésienne ont parfois voulu assimiler « douceur » et « faiblesse ». Ils se trompent : loin d’être une faiblesse, la douceur est une force maîtrisée, pleine de patience et de mansuétude. Il nous faut toujours apprendre à conjuguer « douceur » et « force ». Paul, d’ailleurs, dans sa lettre aux Galates, associe ces fruits de l’Esprit que sont « douceur » et « maîtrise de soi » (Gal, 5, 23). Alors que nous avons parfois tendance à vouloir la fuir, voici qu’en cette période de crise il nous est donné de devoir affronter la solitude. Qu’elle nous permette de prendre soin de notre « être intérieur », de découvrir que Celui, que nous avons parfois tendance à chercher dans l’au-delà de tout, est aussi Celui qui habite dans l’en-deça de nous. Nous ne pouvons plus dire aujourd’hui que nous n’avons pas le temps de prier les uns pour les autres. Et voici que les nouvelles technologies numériques nous permettent de maintenir le lien avec les autres, et en particulier avec les jeunes. Que ce temps de crise nous donne d’expérimenter tout ce que ces nouveaux outils, s’ils sont utilisés à bon escient, peuvent nous permettre en possibilités de communication. Comme aime le souligner le Pape François, « les e-mails, les SMS, les réseaux sociaux peuvent être des formes de communication pleinement humaines. Ce n’est pas la technologie qui décide si la communication est authentique ou non, mais le cœur de l’homme » (1). Développons notre capacité à bien user de tous ces nouveaux moyens mis à notre disposition.

Sois robuste !
A  l’heure où cette crise s’annonce plus longue que prévue. Seule la robustesse permet de persévérer dans la durée. Christ nous donne deux conseils pour nourrir cette persévérance : « Veillez et priez » (Mt, 26, 41) Veiller, c’est peut-être aujourd’hui savoir se rendre attentifs à tous ces petits signes précurseurs de l’après-crise. Car, comme le soulignait le Président de la République dans son allocution, nous ne pourrons plus vivre après comme avant. Sachons repérer tous ces signes d’une fraternité qui se renforce : ces gens qui applaudissent chaque soir sur leurs balcons pour encourager les soignants ; ces jeunes étudiants qui se portent volontaires pour prêter main-forte aux équipes de soignants ou aux équipes éducatives de nos établissements d’action sociale, où sont confinés des enfants et des adolescents qui n’ont pas la possibilité de pouvoir rentrer en famille ; ces jeunes qui créent une chaîne de solidarité pour apporter leurs courses aux personnes âgées et isolées … et je pourrais citer tant d’autres initiatives ! Oui, veillons et prions, pour maintenir intacte notre espérance. Car, nous le savons, après l’hiver vient le printemps, après la mort vient la résurrection. Pâques est à notre porte !

Avec Marie, vivons donc ce temps de crise dans la dynamique pascale du « mourir pour vivre » et commençons déjà à nous préparer au temps d’après !

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1er avril 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Stéphanie d’Argenteuil, du MSJ.

« Prends le temps de lire, c’est la base de la Sagesse.
Prends le temps de jouer, c’est le secret pour rester jeune.
Prends le temps de rechercher le silence, c’est le moment propice pour trouver Dieu.
Prends le temps de garder ton esprit ouvert, c’est l’occasion d’aider les autres.
Prends le temps d’aimer et d’être aimé, c’est un cadeau du Ciel.
Prends le temps de rire, c’est la musique de l’âme.
Prends le temps de partager, c’est le secret du bonheur.
Prends le temps de rêver, c’est l’avenir qui en dépend.
Prends le temps de prier, c’est le plus grand pouvoir sur terre. »
Marie-Ange Lefevre 

… on ne peut pas dire qu’on manque de temps en ce moment. Si nous arrivions à trouver un peu de joie autour de nous ? Dans ce que nous vivons actuellement et avec les personnes qui nous entourent. Est ce réellement possible ? Je pense que oui : ouvrons nos yeux,  regardons, écoutons, ressentons, partageons, aimons… Vivons !
Soyons des témoins  d’espérance et de joie : en commençant par mettre un petit sourire sur notre visage, promis ça va avec tout !

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31 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Rebecca d’Allemagne

Comme nous sommes maintenant tous un peu coincés dans nos maisons, nous avons la possibilité d’examiner nos souvenirs, nos expériences des derniers jours, des dernières semaines et même des dernières années. Un peu de temps pour respirer et se reposer n’est peut-être pas la pire des choses qui puisse nous arriver !
En regardant mes vieilles photos et vidéos, j’en ai trouvé une, prise lors d’un séminaire international du Mouvement Salésien de la Jeunesse à Londres. Plein de bons souvenirs d’une attaque d’extraterrestres qui attaquent Londres !
Et vous, c’est quoi vos plus beaux souvenirs ?
Profitez, vous aussi, de cette pause pour revivre vos bons moments grâce aux photos et vidéos et remerciez tous ceux qui en font partie !

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30 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Claire-Eline Theyskens de Belgique

Merci de nous secouer et de nous montrer que nous sommes dépendants de quelque chose de bien plus grand que ce que nous pensons. Merci de nous avoir fait apprécier le luxe et l’abondance dans lequel nous vivions, la liberté, la santé et de nous avoir fait prendre conscience que cela allait de soi. Merci de nous avoir arrêtés pour nous faire voir à quel point nous étions perdus dans le « busy-ness » ; n’ayant pas le temps pour les choses les plus élémentaires. Merci de nous avoir permis de mettre de côté tous les « problèmes » que nous pensions si importants, et de nous avoir montré ce qui l’est réellement. Merci d’avoir arrêté les transports. La terre nous suppliait de regarder la pollution depuis très longtemps… nous n’avons pas écouté. Merci pour toute la peur- c’est une maladie mondiale qui dure depuis des années, mais peu d’entre nous voulaient y faire face. Maintenant, nous devons y faire face et apprendre à l’accepter avec amour et avec le soutien de notre communauté. Merci pour cette réévaluation de nos vies. Merci de nous faire enfin comprendre ce que cela signifie, que nous sommes tous connectés. Merci pour l’unité entre nous tous. Nous savions que le monde devait changer. Merci de nous aider à tout ébranler et de nous donner une chance de reconstruire le monde depuis le début. Ce virus fait partie de nous. C’est entre nous, en nous. Il nous a tous connectés. Physiquement et énergétiquement. La gratitude soutient le système immunitaire mais nous permet aussi de voir les choses sous de nombreuses perspectives. C’est à nous de choisir la perspective qui nous convient. Mais le mieux est d’être conscient de toutes les perspectives !

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29 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Jenny Jansen, d’Allemagne

Pour ce mot du soir, je voudrais vous présenter ce poème… il n’a pas encore de nom d’ailleurs. Mais, laissez-moi l’appeler « Au soleil » (In der Sonne en allemand).

Au soleil, la nature s’anime au printemps. Les petits bourgeons de fleurs se développent de jour en jour et deviennent plus forts – plus sûrs d’eux. Et cela se passe, dans cette cour, au milieu du mois de mars. Il est temps, ce temps arrive, mais que signifie vraiment le temps de nos jours ? En ces jours de croissance inexorable. Comme les bourgeons se multiplient de façon exponentielle. Comme les patients qui font l’expérience du temps lors d’une épidémie dans l’isolement. Aucun contact avec les bourgeons. Mais pas de confinement. Parce que le temps, si lentement il semble, s’écoule. À peine insidieux, dans vos propres murs. Les gens cuisinent, aiment et vivent. Au moins pour les privilégiés. Alors que les médecins mettent en garde, que les désinfectants et les masques manquent, les bourgeons poussent. Le virus se développe. Même la vie croît et la mort aussi. En ces jours de pandémie, il est temps, ce temps vient. Et vous pourriez me demander : le temps pour quoi ?

Pour atténuer le besoin.

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28 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Helena Bach d’Allemagne

Certains d’entre nous ne peuvent plus rencontrer leurs amis et leur famille, certains ne peuvent plus aller travailler, d’autres doivent risquer leur santé pour que nous puissions encore vivre en sécurité. Certains d’entre nous sont obligés de rester chez eux, même s’ils aimeraient sortir et profiter du soleil. Certains d’entre nous sont malades et souffrent de cette maladie. Certains d’entre nous… Malgré ce que nous sommes au plus profond de nous, nous sommes aussi tous unis les uns les autres. Le monde est UN ! Nous aspirons tous à la liberté et à la santé, nous prions tous pour tous les malades, nous avons tous le désir de faire quelque chose de bien et de ressentir l’esprit de la communauté de Don Bosco.

Ralentissons maintenant !

Concentrons-nous sur des choses de la vie quotidienne que nous avons presque oubliées. Laissons ce temps changer ce monde, pour mettre l’accent sur l’essentiel et le nécessaire de nos vies. Faisons partie de ce changement et créons un environnement propice et une vie quotidienne nouvelle. Faisons-le avec joie, avec espérance, avec la puissance de la communauté et avec la force et la créativité de tous. Même si cela signifie faire quelque chose de fou, d’unique dans ce seul monde… Trouvez l’inspiration dans votre vie quotidienne, en vous-même et dans les autres.

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27 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Pavel Koros, DBC Montenegro

Nos plus grands accomplissements sont cachés dans nos peurs, nous devons juste nous en rendre compte.

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26 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Laurent des Gones@Bosco

On sera les témoins que ralentir, on le peut
On sera les témoins qu’être solidaire avec les autres, on le peut
On sera les témoins qu’avoir un mot juste pour tous, on le peut
On sera les témoins qu’être à l’écoute des autres, on le peut
On sera les témoins que prendre le temps pour soi, on le peut
On sera les témoins que s’adresse simplement au très haut, on le peut
On sera les témoins que vivre demain autrement, on le veut !

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25 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Suzanne du Mouvement Salésien de la Jeunesse 

« L’être humain est fait pour la joie et la joie n’a pas vocation à être conservée pour soi mais à être partagée. La joie qui a sa source dans l’amour de Dieu, cette joie qui ne s’épuise jamais, est le ressort secret d’un engagement pour les autres qui ne faiblira jamais. » (Méditation de frère Aloïs aux rencontres européennes de Taizé à Bâle en 2017). Même s’il peut la rendre plus timide, le confinement ne doit pas nous empêcher de partager notre joie ! Essayons au maximum de la retrouver dans les choses toutes simples qui rythment en ce moment notre vie quotidienne ! Que cette joie porte les citoyens, chez eux, et les soignants, tous engagés dans la lutte contre le Covid-19.

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24 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Gwenaëlle du Mouvement Salésien de la Jeunesse 

Depuis quelques temps, une nouvelle petite bête a fait son apparition. Affamée, elle a décidé de découvrir le monde. Elle a commencé par un, deux puis trois pays, mais cela ne lui a pas suffi. Elle est donc partie à la conquête de toute la planète : chez la petite bête, pas de différence entre les individus ! Tout est bon à prendre ! Le lieu de prédilection de la petite bête, c’est le corps humain et plus particulièrement les poumons. La petite bête adore s’y loger et manger tout sur son passage. Mais le corps ne lui a pas encore suffi. La petite bête a donc continué son chemin, et s’est logée dans nos cœurs. Elle a placé chez certains de la tristesse liée au sentiment de solitude, de l’impuissance face à la réalité, de la colère envers nos frères, de l’épuisement et du stress face à notre travail. Il est parfois difficile de reconnaître qu’une petite bête loge en nous. Le cœur est parfois bien loin. Nous nous disons intérieurement que ça va aller, que nous sommes assez forts pour tout surmonter seul. Et si pendant cette période, nous prenions le temps de faire le point sur toutes les petites bêtes en nous ? D’avoir le courage de mettre de côté son orgueil, de se mettre en présence de soi-même, en vérité, avec bienveillance. D’enfin accepter l’idée que nous avons besoin des autres, que nous ne sommes pas tout puissant. D’accepter ces forces horizontales et verticales soutenantes et pleines de surprises, présentes depuis le début et qui nous donne l’énergie de combattre nos bêtes intérieures.

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23 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Jeanine Balzan Engerer du Mouvement Salésien de la Jeunesse Malt / Europe & Middle-East

Ce soir, réfléchissons sur le fait de nous tourner vers notre Père.
Nous traversons tous des moments difficiles dans notre vie. Nous, les jeunes qui sommes appelés à être énergiques, créatifs et qui avons de grands rêves, sommes enfermés dans nos maisons. C’est quelque chose qui est contre notre nature, et pourtant nous sommes appelés à le faire. Le fait d’être loin de nos amis, de ne pas pouvoir pratiquer nos passe-temps peut nous inspirer de la tristesse et de la solitude. Vers qui se tourner lorsque tout le monde n’est pas disponible ? Notre Père, Dieu !

Nous avons cette rare opportunité de faire l’expérience de nous tourner vers Dieu et de créer une relation authentique avec Lui. En fin de compte, c’est ce que notre père, Saint Jean Bosco, attend de nous – construire une relation d’amour avec Dieu. Comment y parvenir ?
Il suffit de parler à Dieu comme vous le feriez avec un ami, de lui dire vos soucis, ce qui vous met en colère et ce que vous aimeriez avoir dans la vie. Si parler avec lui est difficile pour vous, priez-le de vous aider à trouver des moyens de communiquer avec lui. Croyez-moi, vous ne serez pas déçu ! Ce soir, rendons Don Bosco fier de nous et commençons ou continuons à construire cette belle relation.
Il-lejl it-tajjeb! Bonne nuit !

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22 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Monika Bradacova de la République Tchèque.

As-tu atteint le point de rupture ?

« Je suis sûr de voir les bienfaits du Seigneur au pays des vivants. » Psaume 27, 13

David a tué le géant, il a écrit des psaumes et était le roi le plus populaire de Jérusalem. Cependant, lorsque les difficultés de sa vie l’ont amené à un point de rupture, il a écrit « Je suis sûr de voir les bienfaits du Seigneur au pays des vivants. » Avez-vous vécu un point de rupture aujourd’hui ? Si oui, alors seulement deux choses peuvent survenir : cela vous brise ou vous brisez quelque chose ! Tout dépend de ce que vous allez faire ! Le roi David connaissait la bonne voie : « Attends le Seigneur, sois fort et prends courage ; attends le Seigneur. » (Psaume 27, 14)   

En République Tchèque, les gens disent : « Le soleil fait fondre le beurre, mais le même soleil rend l’argile plus dure. » Lorsque les ennuis arrivent, tu peux te retourner CONTRE Dieu – parce que tu ne comprends pas pourquoi Il te fait vivre cela ou tu peux te tourner VERS Lui et découvrir Sa réponse. 

Peut-être que tu te sens comme si tu vivais un tremblement de terre mais Dieu est calme et paix. Pour Lui, ta situation peut être la plateforme pour Ses grandes œuvres, Son attention et Son amour pour toi. Alors, n’abandonne pas ! Il te guide à travers la tempête vers la Gloire de Son Nom.

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21 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Benjamin Dewitte, prête Salésien de Don Bosco 

« La foi c’est savoir et avoir confiance. »

Avoir confiance c’est avoir une certitude. La foi c’est une certitude absolue. Don bosco était empli de cette foi.  Foi en Dieu et foi en ces jeunes. Et, je repense à cet exemple marquant de sa vie.  Il avait la certitude que les jeunes de prison qu’il accompagnait étaient des personnes bien. Il est prêt à risquer sa liberté pour eux, parce qu’il a construit la relation avec eux, il les connaît. Il a organisé une sortie avec eux. Il a donné sa parole, que tous reviendraient, sans quoi lui Jean se laisserait emprisonner. Et le soir venu, il n’en manque pas un. Il savait pouvoir leur faire confiance.   Et nous avons-nous cette foi et donc cette confiance en Dieu ? Avons-nous cette certitude que Dieu est présent, et qu’il nous accompagne ? Laissons-nous aller à profiter de ce temps de confinement et de carême pour retrouver une part de l’essentiel de nos vies, une part de cette foi en Dieu et en l’homme.

Pour une fois, nous avons le temps, le temps d’établir une relation de confiance, de foi.

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20 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Anne-Florence Perras, membre du Mouvement Salésien de la Jeunesse France-Belgique 

Cher Toi d’en haut,

Je me lance…
Si tu me lis, c’est que tu es d’en haut ! Moi, je t’écris d’en bas… Sous terre, pas de corona… mais le Cœur on a ! C’est peut-être l’un des secrets de notre confinement… Entre terre et racines, nous avons appris, depuis longtemps, à être créatifs pour vivre voire même parfois survivre !
J’ai l’impression qu’en ce moment, on te demande de l’être à ton tour : confiné et créatif ! J’ai senti que la situation n’était pas des plus ordinaires et qu’elle demandait, peut-être, de prendre de la hauteur… Je me suis dit, qu’étant plus bas que toi, il était temps que je regarde en haut ! Et toi, ne me prendras-tu pas de haut ?
Le monde du dessus me paraît immense et vaste mais je m’en sens si proche ! Seuls les plus coriaces d’entre nous transpercent le haut pour vous rejoindre… Moi, je n’ai jamais réussi à sortir le bout de mon nez mais je me dis qu’aujourd’hui, ce n’est peut-être pas le bon moment, je suis bien où je suis !
À première vue, j’ai l’impression que cette situation estompe les inégalités de ce monde d’en haut. Le plus grand n’est plus le fort ! Le plus riche n’est plus le plus puissant ! La liberté de chacun est touchée ! D’en bas, je vois cela comme un sacré appel à la fraternité !
Une fraternité qui demande, sans doute, d’être réinventée… Une fraternité qui laisse entrevoir de nouvelles formes d’entraide ou la valeur des liens sans contact physique devient prédominante ! Une invitation à créer des rituels de (sur)vie, des actes pour participer à continuer de faire grandir la Vie !
Et Toi, mon frère d’en haut, quel est ton geste de fraternité envers tes frères ?
Moi, aujourd’hui, je tente le rituel épistolaire avec Toi… Je suis sans doute un peu folle… Tu me diras que cela est peut-être dépassé mais je me dis, qu’au moins, je peux te rejoindre où que tu sois…
Je t’envoie du Cœur,

Moi d’en bas

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icon name= »hand-o-right »] 19 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Claire-Eline Theyskens, formatrice DBYN et bénévole de Jeugddienst Don Bosco en Belgique.

« Nous pouvons être anxieux, nous pouvons hésiter, nous pouvons douter, … et ce n’est pas grave.
Mais nous pouvons aussi tendre la main aux autres (métaphoriquement! ? ) et oser se lever pour ceux qui sont seuls, qui en ont besoin, … »

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 18 mars 2020 : ce « Mot du soir » est proposé par Claire-Eline Theyskens, formatrice DBYN et bénévole de Jeugddienst Don Bosco en Belgique.

20 choses que nous devrions dire plus souvent telles que « Merci, excusez-moi, je te pardonne, tu peux le faire, s’il vous plaît, tout va bien, … » Des choses positives. Parce que, comme a dit Don Bosco: « Faites le bien tant qu’il vous reste du temps. »

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 17 mars 2020 : ce « Mot du soir » a été écrit par Stefàno, formateur DBYN et membre du Movimento Giovanile Salesiano en Italie.

« En ce temps d’urgence mondiale due à un virus qui nous oblige à ralentir mais qui nous rend également un peu seul et triste, nous ne devons pas perdre l’espérance et la foi.

Savais-tu que dans la Bible, il y a écrit « N’aie pas peur » 365 fois?

C’est une belle surprise et cela parce que Jésus reste avec nous lors de tous les défis de la vie quotidienne ! Nous pouvons le faire ! Ensemble ! À la maison ! »

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16 mars 2020 : ce « Mot du soir » a été écrit par Xavier Ernst, prêtre salésien de Don Bosco, paroisse de Paris XXème.

Je me souviens … C’était le mois de mars 2020 …

Les magasins se vidaient, les rues s’étaient dépeuplées, les concerts et les matchs de foot étaient annulés, les ados ne se rendaient plus à l’école ni au skatepark pour retrouver leurs amis, les enfants se retrouvaient avec leurs parents toute une journée à la maison pour jouer ou pleurer, les croyants devaient réinventer leur relation à Dieu en dehors des rites prescrits et de la vie de communauté, les jeunes apprenaient à utiliser leur ordi ou leur smartphone pour s’interroger et critiquer, l’économie n’avait jamais connu un tel revers, …

C’était le mois de mars 2020 …

Et le printemps n’en savait rien, les fleurs continuaient à éclore, les jonquilles et les tulipes coloraient les jardins, le soleil brillait ou faisait place à la pluie, les hirondelles revenaient et chantaient, le ciel dansait en orange et en bleu, l’eau traversait les campagnes, la terre tournait toujours sur elle-même et autour du soleil, les étoiles scintillaient dans le ciel pendant la nuit…

C’était le mois de mars 2020 …

Les habitants de la terre ont été forcés de s’arrêter dans leur course éphémère. Chacun portait un masque qui rappelait l’égalité et la dignité de tous devant le mystère de la vie. Nous avons retrouvé la valeur du silence, des câlins, des gestes de tendresse, Chacun a assumé sa responsabilité. Nous nous sommes questionnés sur notre Essentiel. L’ennemi a été terrassé… Et le printemps n’en savait rien, les fleurs sont devenues des fruits … Nous sommes tous sortis, nous avons embrassés tous nos voisins comme si c’étaient nos meilleurs amis, nous avons fait la fête tous ensemble et nous avons partagé ce que nous avons compris…

Alors, est arrivé l’été, parce que le printemps n’en savait rien et il avait poursuivi son chemin… envers et malgré tout, malgré le virus, malgré la peur, malgré la mort… Parce que le printemps n’en savait rien et il nous a tous appris la force de la Vie …

Et si nous écrivions ensemble cette Histoire dont nous sommes les héros ?

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10 Mai 2020
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Les Gones@Bosco : quésako ?

Durant le confinement, certains ont découvert le groupe WhatsApp des Gones@Bosco. D’autres en ont entendu parler.

Mais qu’est-ce que « les Gones@Bosco » ?
Nous sommes plusieurs familles lyonnaises, d’où « les Gones », à nous sentir particulièrement en phase avec la communauté salésienne, d’où « Bosco ». Nous avons cette chance d’avoir croisé la route de Pierre, Virginie, Luc, Anne, Jean-Marie, Valentine, Florent, Amélie, Pascal, Joëlle, Manu, Seb, Cristobal … et tant d’autres ! A Samoëns ou à Forgeassoud, lors des week-ends salésiens en famille, nous avons goûté à des temps de communion (et aussi à pas mal de bière de Farnières notamment  ;-). Alors, vivant si intensément ces 5 jours de rencontres, de témoignages, de sport, de prière, de joie et d’amitié pour petits et grands et attendant qu’ils reviennent avec une telle impatience, on s’est dit qu’il nous fallait trouver un “truc” pour garder cette flamme et cette énergie tout le reste de l’année. Et aussi faire partager ces joies à d’autres !

Comment faire groupe ?
Nous voulons avec les Gones@Bosco consolider ce lien qui s’est tissé entre nous tout en restant ouverts.  Nous voulons quelques chose de simple, de joyeux, d’énergique et de bienveillant. Quelques chose à notre image, sans prise de tête, sans formalisme, sans chichi. Quelque chose qui nous rapproche de Don Bosco, de sa spiritualité, de son engagement pour les jeunes et de sa communauté salésienne.
Pas de statut ni d’adhésion : tu viens, tu restes, tu pars, tu reviens … tu fais ta vie comme tu l’entends. Tu as envie de proposer un projet, une idée, une action au groupe : pas la peine de demander l’autorisation, la validation, l’approbation : tu le fais et tu vois bien si ta proposition fédère d’autres envies. Tu veux juste proposer un mot, demander un soutien, partager un bon moment : tu sais que des amis bienveillants sont là, même si on se connait à peine.
Et parce qu’il faut bien faire groupe, les outils numériques nous ont permis de formaliser ce lien. Nous avons fait ce lien grâce aux outils numériques, WhatsApp en l’occurrence, d’où le « @ » entre Gones et Bosco, et puis dire que c’est « à Bosco » plutôt que « de bosco », ça sonne plus lyonnais non ?

Qu’avons-nous fait ? Qu’avons-nous envie de faire ?
Nous n’avons pas vocation à remplacer ou faire de l’ombre à ce qui est en place. Nous proposons juste quelque chose de complémentaire, d’autrement.
Parce que la pédagogie salésienne met l’accent sur le fait que chacun d’entre nous a des talents, nous nous sommes mis en action pour les révéler ! Certains se sont retrouvés pour préparer et animer des messes le dimanche soir, d’autres ont proposés de créer un temps intergénérationnel lors de l’Avent avec des jeux atour d’un goûter. Il y en a même qui ont relevé de défi d’animer la veillée des talents lors du pèlerinage à Lourdes de la famille salésienne.
Les Gones@Bosco, c’est aussi le plaisir de se retrouver lors des temps forts de la paroisse et du réseau salésien : les Couleurs Salésiennes, fête de Don Bosco, Concert du groupe HOLI et Tartiflette géante, apéros et fête de fin d’année de la paroisse, messes des jeunes .
Le WhatsApp nous permet de partager des propositions intéressantes et de les vivre ensemble : projection du film Futur Simple, conférences, appels à la solidarité, camps et initiatives pour les jeunes … Sans oublier de partager entre nous nos petites blagues !
Nous avions pour projet de concrétiser ce mois de mai cette idée folle de rejoindre à pieds le Colle Don Bosco depuis Lyon : vivre ensemble un temps fort rythmé par des éclats de rire entre amis et des temps de ressourcement spirituel en écoutant le message de Don Bosco. Le trajet est tracé, des groupes ont pris en main la logistique, l’animation, … Vous êtes tous invités pour l’Ascension 2021 !

Voilà l’histoire des Gones@Bosco, rythmée par les mots fondateurs de la pédagogie salésienne : confiance, affection, joie et bienveillance. Nous chérissons cette idée de faire groupe d’une manière fluide et agile, sans contrainte, en faisant en sorte que chacun aille à son rythme pour prendre ce qu’il a besoin et qu’il puisse donner ce qu’il a envie. Les Gones@Bosco n’ont pas de tête (sans mauvais jeu de mot quoi que …), et même si nous sommes 2 ou 3 un peu plus impliqués, c’est juste pour esquisser le brouillon, nous tous qui nous sentons proches de Don Bosco mettrons les couleurs !

Et vous dans tout ça ?
Vous avez eu l’info qu’il se passait quelque chose par un ami, par un ami d’amis. Vous êtes rentrés dans ce groupe sans trop savoir ce qu’il était, pour la durée du confinement, ou plus. Vous aimez la chaleur qu’il dégage, la bienveillance qui l’anime et les fous rire qu’il provoque. Peu importe vos raisons. Sentez-vous libres de rester, partir, revenir, participer, proposer, inviter d’autres à le rejoindre … la seule condition : restez vous-mêmes !

20 Avr 2020
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Web’messes – Archives

  • 12 avril 2020 : messe de Pâques

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  • 5 avril 2020 : messe des rameaux

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  •   22 mars 2020 : 

Pensons à notre église :

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08 Fév 2017
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Semaine Sainte 2020 – Archives

  Vœux de Pâques adressés aux fidèles de notre ensemble paroissial

Chers frères et sœurs,

« Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité ». Alléluia !

Notre pape François nous dit : La résurrection du Christ produit partout les germes de ce monde nouveau; et même s’ils venaient à être taillés, ils poussent de nouveau, car la résurrection du Seigneur a déjà pénétré la trame cachée de cette histoire, car Jésus n’est pas ressuscité pour rien. Ne restons pas en marge de ce chemin de l’espérance vivante! (Evangelii Gaudium, 278) Nous ainsi pouvons ainsi vivre dans la paix véritable et apporter dans notre monde une note d’espérance et de joie.

Demandons au Seigneur en ce beau jour de Pâques de sortir de nos tombeaux de toutes sortes. C’est un jour de joie. C’est un jour de libération. Avec le Christ ressuscité, recherchons les choses d’en haut comme nous y invite saint Paul, car nous sommes ressuscités avec le Christ.

Que la Résurrection que nous célébrons en cette période de pandémie du coronavirus, mette en nous et chez nos dirigeants un espoir fondé d’en sortir victorieux et nous donne l’énergie pour suivre les directives qui éloigneront de nous ce virus invisible mais bien présent et qui a déjà fauché des milliers de vies humaines. Ayons une pensée pour ces personnes décédées et confions les à la miséricorde du Seigneur.

Bonne fête de Pâques !

Pour la communauté salésienne,
Michel MANKONGA, sdb.

Nos temps de prière à la maison #HomeWebPrayer

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Notre semaine Sainte malgré le confinement …  (Robert Jouffrey, paroissien de St Anne de Ménival)

Et malgré le confinement, la fête des Rameaux sera là.
Et même sans rassemblement, on pourra chanter « HOSANNA ».

Qu’en ce dimanche on se souvienne, tout en restant chacun chez soi,
De l’entrée à Jérusalem de Jésus Sauveur, notre Roi.

Et malgré le confinement, le Jeudi Saint viendra quand même,
Et même sans rassemblement, chacun pensera à la
Cène.

Qu’en ce jeudi on fasse mémoire de la première Eucharistie,
Privé d’hostie ou de ciboire, on communiera en Esprit.

Et malgré le confinement, le Vendredi Saint sera là,
Et même sans rassemblement, on peut vivre un Chemin de Croix.

Que chacun dans son coin relise ce grand récit de la Passion,
Et ainsi nous ferons Eglise, bien qu’isolés dans nos maisons.

Et malgré le confinement, le Jour de Pâques éclatera.
Et même sans rassemblement, on chantera Alleluia !

Que chacun de nous célèbre la Victoire du Christ sur la mort,
Nous sortirons de ces ténèbres avec une Foi plus forte encore.

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Le Jardin de Pâques d’Elisabeth

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Notre chemin de croix (Famille Armand)

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Notre chant de joie (Les Gones@Bosco)

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Notre acclamation Ressucito (2019 – St Joseph de Tassin)

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Notre grand jeu « Bible Game » 

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