L’édito du mois

25 septembre 2017

ÉDITO DU MOIS

La TOUSSAINT

…Ils sont beaux sur la montagne, les pas de ceux qui portent la bonne nouvelle, qui annoncent le salut et la paix.

Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Eglise honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été des vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation » et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. Forts de cette conviction, les chrétiens célèbrent tous les saints connus et inconnus.

Cette fête est aussi une occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles. Les saints ne sont pas des êtres inaccessibles, qui planent dans les hautes sphères de la perfection. Ils sont bien des hommes et des femmes comme nous.

C’est dire que la sainteté n’est pas l’apanage d’une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse vivante et proche de nous. Elle nous montre l’actualité de la bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes.

Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement – ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain – par leur doute, leur questionnement en un mot : leur humanité.

Cette fête est l’anticipation dans nos vies de la Pâque du Christ. Elle nous fait goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et ont vécu dans l’Espérance de sa résurrection. Etre saint n’est pas une tâche impossible, Dieu ne nous demande pas de réaliser des choses qui dépassent nos forces. La sainteté est accueil de la parole de Dieu, fidélité et confiance en Dieu, bonté, justice, amour, pardon et paix. Elle ne consiste donc pas à opérer des miracles, si ce n’est le miracle dans la simplicité du geste : un sourire partagé, une attention gratuite, un geste d’amour, une parole bienveillante et réconfortante, une justice rendue, un pardon, une réconciliation vécus. Cette fête nous donne de saisir la sainteté dans ce qu’elle a de plus simple et de plus possible pour tous. Quand le petit Dominique SAVIO demande à Don Bosco ce qu’il faut faire pour devenir saint, la réponse qu’il reçoit est extraordinaire : la sainteté consiste à être joyeux… C’est-à-dire, accueillir et se laisser accueillir par la grâce de Dieu dans le quotidien en s’inscrivant dans la communion des saints, cette vaste

chaîne spirituelle qui relie dans l’Eglise visible et invisible, les croyants passés, présents et futurs et investie dans la personne, une force et une triple bienveillance à l’égard de Dieu, du prochain et de la création. En ces temps qui sont les nôtres, l’appel à la sainteté rejoint le besoin profond de notre humanité appelée à la foi en Dieu source de tout bien, la charité envers le prochain et un comportement écologique prudent, réfléchi, mesuré et respectueux de la création dans toute sa totalité.

Charles MWANDUNDU sdb

 

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