L’édito du mois

29 avril 2018

ÉDITO DU MOIS

Inventer la vie !

Dans le cadre de mes fonctions nouvelles auprès de l’équipe de l’hôpital des Massues, des institutions scolaires salésiennes du Grand Lyon, de mon ministère paroissial et autres, je rencontre des personnes très sérieuses, qui ont des présences magnifiques dans l’abnégation d’elles-mêmes, dans un dévouement évangélique éprouvé et la conscience claire de faire leur devoir. J’oublie souvent de leur dire MERCI,  mais j’en rends grâce à Dieu toute la journée !

Quand Jésus nous raconte l’histoire de l’enfant (ou du père) prodigue, ne nous invite-t-il pas  à nous trouver bien dans notre « maison intérieure », comme la maison du « Père » (Luc 15) ? Nous faisons l’expérience que le chemin vers une vie intérieure apaisée n’est pas un chemin direct. Qu’importe !  Ce jeune « prodigue » ne prend-il pas la liberté d’inventer la vie, de soulever un moment les traditions, les règles de savoir-vivre, savoir penser, savoir aimer, pour essayer un autre chemin ?

Son chemin n’est pas sans blessures, mais le résultat est là : il est renouvelé dans sa qualité de fils ! Il a osé !

Quelles pourraient être ces chapes qui nous empêcheraient d’oser la vie pour exister plus en profondeur de nous-mêmes ?

Notre entourage nous pousse à  « changer les pierres en pain », à « nous prosterner devant les puissances et les royaumes » ou à croire que notre corps peut rester indemne de toute blessure.  Les journaux nous culpabilisent pour la chute de la Tour de Siloé ou le malheureux massacre d’innocents (Luc 13). Lui, Jésus, assume la fragilité de la femme pécheresse (Jean 8), il ne l’excuse pas mais la libère et l’envoie VIVRE.

Les crises de notre société actuelle ne sont-elles pas un appel à secouer les formalismes économiques et sociaux pour vivre pour de vrai ? Nos communautés chrétiennes pourraient être des « laboratoires » pour inventer la vie autrement. Nous avons une force commune : nous avons en commun d’avoir, chacun, chacune, rencontré le Christ, d’avoir été appelé par lui, d’avoir entendu comme lui : « Tu es mon fils bien aimé ». Cet amour premier, bien avant notre péché, n’est-il pas l’assurance que quoi que nous osions nous ne serons pas confondus ?

Alors ne manquons pas les rendez-vous du Jardinier de Pâques pour inventer la vie, une vie qui nous fasse du bien !

 

Pascal Harmel,

SDB

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